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La Journée mondiale de protection des animaux a été célébrée hier par l’Ong Brooke Afrique de l’Ouest à Dakar, en partenariat avec le Réseau des journalistes associés aux questions agricoles (Rejaques). Cette deuxième édition a été marquée par l’alerte des acteurs au gouvernement et aux citoyens sur l’importance du respect des animaux, tout en plaidant pour une inscription de la journée mondiale de protection des animaux dans l’agenda national. «Brooke en a fait la proposition depuis deux ans, mais nous souhaitons que réellement le ministère de l’Elevage et celui de l’Agriculture prennent en charge cette journée pour qu’elle soit réellement nationale», a dit le directeur régional de Brooke Afrique de l’Ouest. Emmanuel Bouré Sarr s’exprimait au point de presse dans le cadre de la célébration de cette journée.
Pourtant, le rôle qu’assurent les équidés de trait dans l’agriculture, le transport des biens et des personnes en milieu rural et même urbain n’est plus à démontrer. Ils apportent à leurs propriétaires des revenus journaliers allant de 7 000 à 15 mille, selon une étude réalisée par Brooke l’année dernière, alors qu’en l’absence de ces animaux en milieu rural, la production de mil, d’arachide, de maïs peut baisser de 40 à 75%. Malheu­reusement, ces animaux sont victimes de maltraitance allant jusqu’à entraîner des noyades, électrocution, en passant par la malnutrition si ce ne sont pas des surcharges.
Les efforts du gouvernement sont entre autres la mise en place d’une direction du Dévelop­pe­ment des équidés, des écoles de formation, un arrêté interministériel réglementant le transport hippomobile. «Le principal problème, c’est la mise en application de ces dispositions», a déploré M. Sarr qui appelle les autorités à faire appliquer ces textes par les différents services.
Selon l’arrêté ministériel, une calèche ne doit plus dépasser trois personnes, y compris le conducteur. Aussi, les poids de charge autorisés pour une charrette conduite par deux chevaux ne doit pas excéder 800 kg et 500 s’il s’agit d’un âne. Ce qui est tout le contraire de ce l’on voit dans la circulation à Dakar où un seul cheval peut transporter jusqu’à 1 tonne, ou 1,5 tonne.
Le point de presse a été suivi d’une caravane de sensibilisation dans les départements de Pikine et Guédiawaye, mais aussi à l’intérieur du pays sur l’importance du bien-être animal et les cas de maltraitance devenus réguliers au Sénégal. Il est également prévu un atelier en novembre prochain à Dakar pour renforcer les compétences des agents de la police, de la gendarmerie, du ministère de l’Elevage, du Transport qui doivent appuyer l’application des textes relatifs au bien-être des bêtes surtout domestiques.

ksonko@lequotidien.sn

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