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Le retard de l’Afrique en matière d’aménagement et de gestion urbaine, au lieu d’être un handicap, doit au contraire, offrir l’opportunité de recourir aux dernières générations de technologies disponibles. C’est la conviction de Macky Sall qui exhorte à saisir la chance du débutant pour reprendre Pablo Couédo dans l’Alchimiste. «C’est dans ce sens que nous avons choisi au Sénégal le Train express régional qui est dans sa génération, le dernier né en termes de technologie et de gestion, en termes d’économie également pour soutenir davantage le système de transport de masse», s’est vanté le président de la République au deuxième sommet des transformateurs tenu hier au Centre international de conférence Abdou Diouf. La rencontre qui avait pour thème «Science, technologie et innovation pour des villes africaines sûres et résilientes», s’inscrit selon le chef de l’Etat, en droite ligne des Objectifs de développement durable (Odd), plus particulièrement l’Odd 11, qui invite à faire en sorte que les villes et les établissements humains soient ouverts à tous, sûrs, résilients et durables.
En fait, les villes africaines comme habitat et centre d’activités productives se trouvent aujourd’hui, confrontées à des niveaux jamais égalés de pollution, d’insalubrité, de trafic et d’encombrement. Ces défis déjà complexes vont s’amplifier davantage avec la croissance démographique. Selon les estimations du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), 4 milliards 200 millions de personnes, soit 55% de la population mondiale, vivaient dans les villes en 2018. D’ici 2050, il y aurait 6 milliards, 600 millions de citadins dans le monde dont plus d’1 milliard en Afrique, d’après des études du Pnud convoquées par le chef de l’Etat. «Nous devons donc nous préparer à ces perspectives et c’est ce que propose le thème de ce sommet. Nous voulons rechercher des solutions novatrices en faisant recours à la science, à la technologie et à l’innovation pour des cités plus sûres et plus conviviales», a invité Macky Sall. Il a rappelé le droit à un environnement sain, inscrit dans la Constitution du Sénégal, qui est une composante essentielle des droits de l’Homme. «Chacun a droit à un cadre de vie décent, compatible avec la dignité humaine. A l’échelle des Etats et des pouvoirs locaux, nous devons faire en sorte que ce droit, au-delà de sa simple proclamation, soit une promesse tenue.»
D’où la nécessité de recourir à la science, à la technologie et à l’innovation pour cerner et prendre en charge les mutations démographiques, économiques, sociales et environnementales de la ville du 21e siècle.
ksonko@lequotidien.sn

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