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L’adjoint au gouverneur de Diourbel, chargé du Dé­veloppement, a présidé hier un Comité régional de développement (Crd) consacré au bilan de la campagne de vaccination 2019-2020 du cheptel et la préparation de celle de 2020-2021, mais aussi à celui de la Tabaski et la préparation de celle de 2021. Laquelle réunion a ainsi servi de prétexte aux acteurs du secteur de l’élevage pour déplorer quelques pratiques des autorités compétentes. En ce sens, l’inspecteur départemental de l’Elevage de Mbacké, Malick Sall, a fait remarquer que «la région de Diourbel est très sous-estimée en matière d’élevage, alors que les résultats de la campagne de vaccination du cheptel de l’année dernière sont satisfaisants. L’arrêté relatif au démarrage de la campagne de vaccination est sorti depuis et la campagne de vaccination de masse devait démarrer le 16 novembre dernier pour prendre fin le 21 mars 2021». Mais, déplore-t-il, «jusqu’à présent, nous n’avons reçu aucun vaccin dans la région. Ce, pour toutes les espèces». Cela, souligne M. Fall, à cause de l’indisponibilité des vaccins. Alors que tous les facteurs concourent à ce qu’il y ait un programme pour améliorer les productions de lait, parce que Diourbel est la deuxième région, après Dakar, à avoir suffisamment un potentiel laitier avec la ceinture laitière de Touba qui compte plus de 1 500 métisses avec les races pures. Alors que, poursuit-il, aucun programme en matière d’élevage n’intervient dans la région tout en insistant sur le fait que cette zone mérite d’être développée.
Par rapport à l’approvisionnement en moutons de Ta­baski, l’inspecteur Sall est d’avis qu’ils ont une région d’élevage dynamique, mais malheureusement il n’y aucun projet ou programme qui accompagne les éleveurs dans le sens d’améliorer les productions en viande ou en lait. «En matière de production de moutons de Tabaski, la région a une production locale très satisfaisante. Ce qui fait que nous exportons vers les autres régions et non le contraire et nous avons un grand marché de consommation qui est la commune de Touba. Donc toutes les productions de la zone pouvaient être valorisées. Nous avons besoin d’un programme qui vient appuyer cette zone en matière d’élevage», a-t-il dit. Ainsi, le chef du Service régional de l’élevage, Dr Mame Diarra Ndiaye, a fait savoir que le bilan de la Tabaski 2020 a été satisfaisant, malgré quelques difficultés. «Il y avait une faible introduction d’animaux dans la région. Ce qui veut dire que la quantité locale était suffisante. Ce qui est une réussite, parce que c’est l’autosuffisance qui est souhaitée. Pour ce qui est des contraintes, il y avait plus des problèmes d’assainissement à cause des déchets qui étaient dans certains lieux», a-t-il dit.

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