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La Société d’aménagement et de promotion des côtes et zones touristiques du Sénégal (Sapco) est sur le point de mettre en œuvre dans la région de Fatick un plan d’aménagement et de développement touristique durable. Seulement, ce projet qui va s’étendre sur la commune de Fatick et les localités de Simal, Toubacouta, Sandi Coly et Missirah sur une superficie de quelque 500 ha n’est pas bien accueilli par les populations de Ndiaye-Ndiaye, dans la commune de Fatick, et de Simal, dans la commune de Fimela. Les réticences de ces populations dont l’activité principale est l’agriculture s’expliquent par leur crainte de perdre leurs terres.
Aussi, le délégué régional de la zone centre à la Sapco a-t-il tenté de rassurer leurs représentants en leur faisant savoir, mardi dernier à l’occasion d’un Comité régional de développement (Crd), que la Sapco compte privilégier le dialogue avec tous ceux qui se sentent lésés par ledit projet. «Prochainement, nous allons organiser des mobilisations sociales pour faire comprendre à ces populations tous les avantages qu’elles pourront tirer de ce projet», a promis Pape Made Diouf qui reconnaît tout de même qu’il y a eu un déficit de communication entre les différentes parties prenantes.
Auparavant, le gouverneur Souleymane Ciss a, avec beaucoup de pédagogie, essayé de ramener les contempteurs du projet à la raison. Tout en saluant l’esprit d’entreprise des populations de Ndiaye-Ndiaye, le chef de l’Exécutif régional a fait comprendre au délégué dudit quartier, Ngor Senghor, qui se posait la question de savoir ce qu’ils allaient gagner en retour si on leur prenait leurs terre, que l’Etat ne va pas initier un projet qui pourrait aller à l’encontre des intérêts des populations.
Pour ce qui est du différend qui oppose Sapco Sénégal avec les populations de Simal dont le chef de village, Lang Mar, a indiqué que la réalisation de ce projet risque de les étouffer, M. Cissé a donné instruction au préfet de Fatick, Ndèye Nguénar Mbodj, et à tous les services compétents de se rendre sur les lieux et de lui faire un rapport exhaustif sur la situation en vue de se faire une idée plus précise sur la faisabilité ou non du projet. «Mais on n’acceptera pas que les gens s’opposent au projet de la Sapco pour ensuite se mettre à vendre leurs terres à des privés étrangers notamment», a d’ores et déjà averti Souleymane Ciss.
dndong@lequotidien.sn

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