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C’est le retour au pays natal après l’accomplissement du cinquième pilier de l’islam. Le premier vol retour des pèlerins a atterri hier à l’Aéroport international Blaise Diagne de Dakar (Aibd) vers les coups de 11 heures. Après 15 jours de séjour en Terre sainte, les 390 pèlerins ont été accueillis hier par le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur. Me Sidiki Kaba s’est félicité «du bon déroulement du pèlerinage et a rendu grâce à Dieu qui a permis que tout se passe bien depuis le départ». Il a exhorté les personnes qui viennent de rentrer fraîchement chez elles de «continuer à prier pour que les 10 mille 800 pèlerins qui sont en Arabie Saoudite puissent rentrer en paix».
Cependant, du côté des concernés, des voix se sont élevées pour dénoncer les conditions dans lesquelles ils ont effectué le Hadj. Ni les con­voyeurs privés ni la délégation générale n’ont pu les satisfaire, si l’on en croit Modou Guèye, désenchanté. «Vraiment les gens sont fatigués, ce que disent le protocole, la commission n’est pas du tout vrai. On a eu beaucoup de problèmes, nous sommes restés trois jours sans manger à Mouna», a dénoncé Modou Guèye Diaraf résident à Dakar. Même rengaine chez Adja Rokhaya Sarr, qui vit à Dakar-Plateau même si elle a «rendu d’abord grâce à Dieu pour avoir effectué le pèlerinage à la Mecque». Toutefois, elle est restée sur sa faim par rapport à l’organisation. Pourtant, elle a choisi la Délégation générale pour la «sécurité et l’encadrement parce que c’est l’Etat» croyant qu’elle pouvait être épargnée de certaines tracasseries. «Mais on s’est rendu compte qu’il y a des failles dans l’organisation en termes de logistique pour le transport des pèlerins, c’était difficile. Pour le transfert des pèlerins, de Arafat à Mousdalifa, deux véhicules seulement faisaient les va-et-vient, c’était infernal et compliqué pour des personnes âgées», se plaint Mme Sarr qui s’est indignée de la réduction du délai de séjour à la Mecque qui est passé d’un mois à 17 jours. Experte en matière de procédure, elle conseille aux organisateurs de mieux accompagner les pèlerins pour éviter certains dysfonctionnements.
ksonko@lequotidien.sn

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