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Elles se considèrent comme les gardiennes du «Temple Casaman­ce». Les femmes du Bois sacré, plus con­nues sous le nom des Femmes Enan­corayes, sont montées au front hier à Mon­gone pour lancer un appel au re­tour de la paix dans cette région.

La Zone des palmiers est le cadre idéal pour poser de nouveaux jalons dans le cadre de la consolidation du processus de paix voire la matérialisation d’une paix définitive en Casa­mance. Les femmes du Bois sacré, plus connues sous le nom des femmes Enancorayes, ont décidé de monter au créneau pour conjurer le mauvais sort et donner une chance à la consolidation d’une paix définitive en Casamance. La manifestation a eu lieu hier à Mongone, dans la zone de non-droits communément appelée «Zone des palmiers», sous les couleurs d’une cérémonie culturelle, cultuelle et festive, marquée par des rites et des rituels puisés dans la plus pure tradition diola. Pour ces femmes Enancorayes, il s’agit, à travers cette activité prévue pendant deux jours, de circonscrire voire de conjurer les mauvais sorts et de pousser les uns et les autres, à savoir l’Etat, le Mfdc, le Groupe de réflexion pour la paix en Casamance (Grpc) de Robert Sagna et toutes les bonnes volontés à parler d’une seule voix afin d’aboutir à un règlement définitif de la crise casamançaise.
Cette rencontre rendue possible par le Groupe Asaninga et les populations de la Zone des palmiers, contrée qui abrite la base rebelle de Diacaye, a été rehaussée par la présence de plusieurs notables et de combattants du mouvement irrédentiste. Elle a, en outre, enregistré la présence de la marraine et responsable politique à Bignona, Coly Ndèye Diabou Diallo. Cette dernière s’est réjouie de cette initiative des femmes Enancorayes, qui œuvrent dans le cadre de la recherche de la paix. «Je suis prête à mener le plaidoyer pour ces femmes car dans un sens ou dans l’autre nous sommes déjà dans l’action car plusieurs associations de femmes casamançaises telle Kabonketor dont je suis membre du Conseil d’administration sont depuis inscrites dans cette dynamique», a-t-elle martelé face à la presse en marge d’un forum organisé pour la circonstance et aux allures de plaidoyer pour la paix en Casa­mance. Et si Mme Coly Ndèye Diallo se dit prête, en tant que fille de la Casamance, elle n’en estime pas pour autant  que cela n’est pas une chose qu’il faut précipiter ; car il y a, souligne-t-elle,  un plan d’actions et des stratégies à mener. «Avec la réflexion de tout un chacun, poursuit elle, sa  mission pourra être menée à bon port», promet-elle.
imane@lequotidien.sn

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