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DG-SAPCO

Vendredi dernier, la salle des spectacles du campement touristique Lewlewal de Vélingara, qui a une capacité de plus de 1 000 places, n’a pu contenir toute la population juvénile des 2 sexes du département de Vélingara venue écouter la communication de Me Aliou Sow, directeur général de la Société d’aménagement des sites et zones touristiques du Sénégal (Sapco). Il s’agissait d’une conférence dite «agricole et ouvrière» qui a pour thème «Jeunes et femmes pour un développement durable du Fouladou». D’emblée, devant plusieurs centaines d’artisans, d’ouvriers, d’agriculteurs et de sans métiers, Me Sow a noté «une démobilisation par rapport aux métiers et à l’agriculture. D’ailleurs, des rapports produits par les différents organismes en charge de l’agriculture et du développement au niveau de cette zone ont montré qu’il y a un appauvrissement inquiétant des exploitations agricoles familiales et si rien n’est fait nous allons tous droit vers des difficultés majeures». Pourtant, a-t-il rappelé, ce sont ces exploitations familiales qui faisaient vivre les familles 12 mois sur 12, sans crainte de faire face à la soudure, sauf en cas de calamités naturelles. Pour l’ancien président du Conseil national de la jeunesse du Sénégal (Cnjs), les métiers de la terre et de l’artisanat doivent être vus autrement, c’est-à-dire «le métier doit être considéré comme une fonction d’égale dignité, comparée aux autres professions. Il faut que l’on cesse de considérer le métier comme un dernier recours. Le métier est un outil important pour la garantie de l’autonomie des jeunes et des femmes». Puis de dire sèchement à ses auditeurs : «Il est donc temps que vous preniez votre destin en main.»
Mais faudrait-il que l’environnement de ces métiers soit attractif en termes d’équipements, mais aussi d’accès au marché. Optimiste, le jeune responsable politique du parti présidentiel a pris des engagements pour accompagner ses jeunes compatriotes. Il a révélé : «Je me suis engagé à financer au niveau national et international avec l’appui des amis et partenaires des voyages d’études pour que le niveau de qualification et de compréhension des enjeux du métier soit davantage appréhendé. S’agissant des apprentis, nous allons  leur offrir des bourses. Les apprentis ne doivent  pas être des laissés-pour-compte. Nous allons également  sanctionner positivement tous ceux qui  se distin­gueront  dans la promotion du métier au niveau de notre terroir.» Ce n’est pas tout. «Nous avons pris des engagements avec le monde rural pour la mise à disposition de tracteurs pour permettre aux ménages en difficultés de pouvoir réduire les coûts de production.  Nous allons mobiliser des semences et des vivres de soudure.» Il poursuit : «Quant aux  groupements de femmes, j’ai décidé de prendre la moitié de mes revenus mensuels pour une durée de trois mois et les consacrer au renforcement de capacités des femmes pour la promotion d’un leadership féminin fort.»
akamara@lequotidien.sn

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