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L’histoire continue entre Madické Niang et le Secrétaire général national du Pds. Après la brouille née de la lettre de certains députés demandant un plan B à Karim Wade, candidat dudit parti à l’élection présidentielle, le pape du Sopi a rédigé hier la correspondance du pardon en souhaitant que «cet incident regrettable soit derrière eux».

«Madické Niang reste un militant du parti et notre président de groupe parlementaire», avait déclaré avant-hier Oumar Sarr au lancement de la campagne de collecte de parrainages pour Karim Wade. Le pape du Sopi confirme le coordonnateur de son parti en réitérant sa confiance à son ancien ministre des Affaires étrangères. La hache de guerre semble ainsi enterrée, après la polémique sur une demande de plan B à la candidature déclarée de Karim Wade de certains députés libéraux. Sur ce coup, le Secrétaire général du Pds y avait visiblement senti la main de Madické Niang, chef de file des parlementaires de sa formation politique
Depuis Doha, au Qatar, l’ancien président de la République avait réagi en affirmant : «Madické Niang a choisi de se mettre en face de son Secrétaire général.» Il s’est aussi montré catégorique : «Il n’y aura pas de plan B, nous contraindrons Macky Sall à respecter le choix de notre parti.»
Devant ce constat de trahison, la réponse de Madické Niang ne s’est pas fait attendre. Il a démenti toute forme d’implication dans «l’initiative engagée par Monsieur Thiombane», avant de faire profil bas en accordant son pardon à son maître.
Les deux hommes ont fini par couper court aux rumeurs et mettre fin au clash. Abdoulaye Wade est revenu à de meilleurs sentiments. «J’ai pris connaissance de votre réaction à ma déclaration. Vous me connaissez pour ne pas savoir que je réagis spontanément sans détour. Je l’ai fait au stade de mes informations provenant de plusieurs sources. La vigueur de ma réaction n’a eu d’égale que la profondeur de ma déception tant les liens qui nous unissaient étaient forts», s’est-il justifié.
Le compagnonnage se poursuit ainsi entre les deux frères de parti. Le leader du Pds parle d’incident regrettable et souhaite qu’il soit un malheureux souvenir. Il avoue croire à la bonne foi de son collaborateur : «Devant l’accent de sincérité de votre déclaration, votre évocation du Saint-Coran et de notre Guide à tous les deux, le Vénéré Cheikh Ahmadou Bamba Khadimou Rassoul, je vous donne acte de votre déclaration qui me rassure.»
Stagiaire

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