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La Commission du dialogue politique suspend les discussions sur le mode de désignation des adjoints au maire, des vice-présidents de Conseil départemental et des secrétaires élus, faute de consensus. Demain, les acteurs vont aborder la rationalisation du système partisan et le financement des partis politiques.

A ce rythme, le mode de désignation des adjoints au maire, des vice-présidents de Conseil départemental et des secrétaires élus devraient être rangé dans le casier des points suspendus. La réunion de la Commission du dialogue politique d’hier n’a pas pu trancher la question. Alors que l’élection au suffrage universel direct des maires de commune, des maires de ville et des présidents de Conseil départemental a été actée. Finalement, les acteurs ont enchaîné avec un autre point, et pas des moindres. Majorité, opposition et non-alignés sont invités à débattre dès ce jeudi du thème relatif au «Renforcement des partis politiques dans la démocratie et les modalités de financement de ces partis». Joint par téléphone, le coordonnateur du pôle des non-alignés livre quelques propositions de son camp sur la base de la compilation par la Commission de toutes les propositions des différents pôles. «Pour le fonctionnement des partis politiques, nous avons un problème de respect des textes de loi en vigueur parce que les partis ont des obligations de déclaration pour faire le bilan de leurs activités, le bilan financier ou compte financier qui doit être déposé, le renouvellement des instances de direction. Mais ce sont des dispositions prévues par la loi qui ne sont pas souvent respectées», a souligné M. Faye. Qui ajoute : «Nous avons demandé que les dispositions légales qui régissent les partis politiques soient respectées. Ensuite, nous avons parlé des conditions de création des partis politiques qu’il faut revoir pour peut-être limiter ce que nous voulons aujourd’hui, à savoir un fonctionnement non démocratique à l’intérieur des partis qui poussent les gens à la création systématique des partis politiques au Sénégal. Ce qui conduit à un nombre pléthorique.»
Il faut dire que c’est là un autre sujet délicat qui va sans doute tirer en longueur. Puisqu’il sera question de rationaliser les partis politiques au nombre de 300 au moins. Mais surtout de faire appliquer la loi dans toute sa rigueur contre les formations qui ne sont pas en règle. L’on se rappelle encore la révélation de Amadou Makhtar Mbow, alors président de la Commission nationale de réforme des institutions (Cnri) selon laquelle nombre des partis politiques n’ont pas d’adresse ni de siège. L’autre formule, c’est d’éliminer les partis qui ne participent pas aux élections ou qui ne peuvent avoir un pourcentage consistant d’électeurs. Et puis, le financement des partis politiques ou des coalitions, qui sera abordé par les différents acteurs, dépend justement de cette rationalisation. Dans le document intitulé «Synthèse des contributions sur les dysfonctionnements ou griefs et les propositions d’amélioration», la société civile préconise de «poursuivre la réflexion sur le régime juridique des partis», de «rationaliser le système partisan et instaurer le financement public des partis politiques», entre autres.

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