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L’ambassade de France au Sénégal a accueilli pendant 2 jours (Hier et avant-hier), la réunion régionale Afrique du réseau des Français de coopération et d’action culturelle. Cette réunion bi-annuelle généralement organisée à Paris, a été délocalisée pour la première fois en Afrique. Et Dakar a été spécialement choisie pour l’abriter. Laurence Auer, directrice au ministère de l’Europe et des Affaires étrangères pour la culture, l’éducation et la recherche et responsable de tout le réseau culturel français dans le monde, a expliqué le choix de Dakar et les enjeux de cette réunion.

Les conseillers culturels français en Afrique et les responsables parisiens de la coopération culturelle ont tenu ces deux derniers jours à Dakar, la réunion régionale Afrique du réseau des Français de coopération et d’action culturelle. Cette réunion, tenue pour la première fois en Afrique, précisément à Dakar, a été l’occasion pour ces derniers, de discuter des enjeux liés à la culture. «Nous avons consacré la moitié de la matinée d’hier au secteur des industries culturelles et créatives. Nous ne voulons pas simplement faire de la diffusion culturelle. Nous ne voulons pas nous borner à travailler dans le domaine de l’information. Nous voulons absolument créer un circuit de production qui permette aux produits africains, comme ceux des écrivains, les livres ou autres, d’avoir un marché. Mais aussi les films, le design, des productions que l’on imagine moins sur le marché, les séries et le numérique. Nous voulons que l’Afri­que soit présente», a expliqué Laurence Auer, la directrice au ministère de l’Europe et des affaires étrangères pour la culture, l’éducation et la recherche et responsable de tout le réseau culturel français dans le monde. Elle l’a fait savoir en marge de la réception offerte à la résidence de l’ambassadeur de France au Sénégal.
Cette réunion, qui a vu la participation d’une cinquantaine de conseillers culturels français en Afrique, a été aussi l’occasion pour ces derniers, de discuter de l’avenir, de la francophonie, de la jeunesse et de l’éducation : «on cherche à réfléchir ensemble sur l’avenir de la France en Afrique. Qu’est-ce qui est attendu de nous ? Comment on adresse les questions qui se posent à la société ? A l’ensemble des pays et surtout dans les secteurs éducatifs et de la recherche ?», a soutenu Mme Auer. L’Afrique étant une terre d’avenir, cette dernière estime surtout nécessaire pour son pays, de se réengager dans la coopération éducative, éducation de base dans l’ensemble de l’Afrique.

Dakar, terre idéale
Outre les enjeux de leur réunion, les organisateurs ont expliqué le choix porté sur Dakar. «Ce choix je l’ai fait avec mes équipes parce que Dakar est aujourd’hui une plateforme essentielle pour l’Afrique. C’est un lieu qui est un incubateur de projets, c’est un lieu qui est fondamental pour la stabilité du continent et c’est un lieu où l’ensemble de nos organismes de recherche ou de l’éducation sont présents. Pour nous, Dakar était une place idéale», a-t-on mentionné. Pour l’ambassadeur Christophe Bigot, il n’y a rien de mieux que de se retrouver en terre africaine, pour discuter des questions de développement et définir les priorités. «C’est plus près du terrain que nous pouvons mieux mesurer les difficultés, les problèmes et les défis qui doivent être relevés. C’est important de travailler ensemble, nous pouvons faire de grandes choses. Nio far (On fait équipe)», a-t-il conclu en Wolof.
aly@lequotidien.sn

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