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Le recteur de l’université Cheikh Anta Diop (Ucad), Pr Ibrahima Thioub, répond au Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes) relativement aux points de revendication à l’origine du mot d’ordre de grève des enseignants du supérieur.

Le recteur de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) répond au Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes). Il tient à faire, selon lui, des «précisions» par rapport aux différents points revendicatifs des syndicalistes. En effet, relativement au processus d’orientation des nouveaux bacheliers, Pr Ibrahima Thioub dit s’en tenir aux textes qui régissent le sujet ainsi qu’aux dispositions convenues  avec les universités et les partenaires sociaux sous l’autorité de la tutelle. Ainsi, il rappelle que le «rectorat s’est limité à soumettre la requête de la tutelle aux instances pédagogiques des établissements, con­for­mément aux dispositions légis­latives y relatives». Et cette position, dit-il, a été validée par les instances délibérantes de l’Ucad.
Par rapport aux sommes que les enseignants réclament, le recteur précise qu’il s’est convenablement acquitté, depuis le début de l’année, de ses engagements financiers vis-à-vis des partenaires sociaux, notamment ceux concernant le personnel d’enseignement et de recherche. Il s’agit en effet, selon Pr Ibrahima Thioub, des heures complémentaires, des indemnités plein temps, vacations, prime des voyages d’études, fonds de solidarité.
D’ailleurs, dans son communiqué il affirme qu’«après avoir provisionné le montant de douze mois de salaires, le rectorat a donné la priorité à ses dépenses en dotant les rubriques budgétaires concernées à hauteur des ressources disponibles tout en attendant de recevoir la contrepartie financière promise après la signature des accords entre le gouvernement et le Saes mais également entre le gouvernement et l’intersyndicale des personnels administratifs techniques et de service». Mais constate-t-il, «malheureusement, cet accompagnement financier n’est toujours pas effectif malgré les différentes alertes du rectorat, restées sans suite, sur les risques d’avoir à gérer des crises du genre de celle que nous vivons actuellement».
Toutefois, rassure Pr Thioub : «Conscient des sacrifices con­sentis par le personnel d’ensei­gne­ment et de recherche pour parvenir à une normalisation de l’année académique 2018-2019, le rectorat, en prélevant sur les ressources dédiées aux salaires, s’emploie à solutionner ce problème.»
En rassurant le personnel en­seignant et les étudiants, il apprend qu’avec le soutien de la tutelle, la procédure est presque finalisée.
Par ailleurs, le recteur a servi une réponse aux syndicalistes en ce qui concerne le point lié à l’Institut de prévoyance médico-sociale (Ipms). «Il est important de préciser que la structure, en quasi arrêt en 2014 et dans l’indifférence totale de tous les acteurs concernés, a été relancée suite à la décision du rectorat de prévoir, sur 3 ans, un montant annuel de 100 millions de francs Cfa, afin de reprendre le plateau technique de la structure», a indiqué le recteur. D’après toujours Pr Thioub, dans le même temps des efforts «considérables» ont été consentis afin d’éponger l’essentiel des factures dues aux structures sanitaires externes, prestataires de soins aux personnels de l’Ucad.

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