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A 24 heures de l’ouverture des classes, l’Inter cadre liste les menaces qui pèsent sur l’année scolaire 2018-2019. L’organisation syndicale exige le respect des engagements contenus dans le protocole du 17 février 2014 et invite ses militants à se tenir prêts pour la lutte.

L’école sénégalaise ouvre ses portes sous de mauvais auspices, car les syndicats d’enseignants sont déjà en position de combat. Après le Syndicat des inspecteurs et des inspectrices de l’Education (Siens) qui a observé son énième plan d’actions, l’Inter cadre peste déjà. Oumar Waly Zoumarou et ses collègues dénoncent les «négligences coupables du gouvernement». Pour eux, une année scolaire apaisée passe par le règlement des différents points, qui ont perturbé le déroulement des enseignements de l’année précédente. L’inter cadre ainsi exige de la part du gouvernement le respect des engagements du 17 février 2014. L’organisation syndicale déterre la revendication qui porte sur le paiement des rappels d’avancement, d’intégration et de validation. Sur ce point, elle n’est toujours pas rassurée : «Au rythme où vont les choses, l’engagement du président de la République de payer, pour la validation, 8 milliards 800 millions sur deux ans (2017-2018) risque encore hélas de ne pas être respecté.»
Concernant le système de rémunération et de motivation des agents de la fonction publique, l’Inter cadre affirme : «le Gouvernement du Sénégal fait dans le dilatoire et la mascarade en essayant d’enterrer la revendication dans des commissions et ateliers sans fin. Et doit faire preuve de plus de diligence et de sincérité sur cette question.» En sus de cela, Il dénonce également «une surimposition incompréhensible» sur les salaires de leurs camarades ayant perçu un rappel. Selon ces syndicalistes, cette pratique vise à brouiller les pistes puisque la solde refuse de délivrer des bulletins de solde annuels pour permettre de contrôler les taux d’imposition et de faire les réclamations. De ce fait, ils réclament plus de lumière sur cette question et le rétablissement des droits de tous leurs collègues.
Cette intersyndicale, qui regroupe le Syndicat national de l’enseignement élémentaire (Sneel), l’Union syndicale pour une éducation de qualité (Useq), le Grand cadre et l’Intersyndicale pour la défense de l’école et des Enseignants (Idee), s’offusque de «la mauvaise foi de l’Etat» sur le Dmc et l’habitat social. En outre, l’Inter cadre encourage le Siens dans son combat et appelle le monde syndical à s’unir pour la prise en charge de leurs préoccupations. «Nous souhaitons à tous les enseignantes et à tous les enseignants une bonne rentrée scolaire 2018 -2019 et les appelons à se tenir prêts pour reprendre la lutte dans l’unité», annonce le regroupement syndical.
Stagiaire

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