PARTAGER

Le groupe «Liberté et démocratie» entend jouer en faveur d’une révision constitutionnelle pour clore la polémique sur l’éventuel 3ème mandat du Président Macky Sall en 2024. Le Pds et ses alliés accusent la révision de mars 2016 d’avoir créé «énormément de problèmes».

L’opposition parlementaire va poser sur la table de l’Assemblée nationale, la polémique sur la possibilité d’un 3ème mandat pour Macky Sall en 2024. Ce débat lancé dimanche dernier par le professeur de Droit constitutionnel, Babacar Guèye, a été l’un des sujets du séminaire organisé hier par le groupe «Liberté et démocratie» sous le thème : «Le pouvoir législatif et les révisions constitutionnelles de mars 2016.» D’emblée, le président du groupe parlementaire de l’opposition pointe les «incohérences» de ce projet adopté par référendum. «En tant que juriste, j’estime que cette révision constitutionnelle pose énormément de problèmes. Certains même avaient pensé que le mandat en cours du président de la République était concerné et devait se terminer en 2017. Aujourd’hui, avec l’absence de mesures transitoires, le Président serait tenté de considérer que son premier mandat n’est pas concerné et qu’il peut faire deux mandats de 5 ans», a dit Me Madické Niang.
En soulevant ce débat, le Pr Babacar Guèye indiquait que l’Assemblée nationale pouvait clore le débat à travers une révision constitutionnelle. Si on sait que l’initiative d’un projet de loi appartient au gouvernement, le groupe «Liberté et démocratie» va-t-il introduire une proposition de loi en ce sens ? Son président ne l’exclut pas : «On va poser le débat au niveau de l’Assemblée. S’il faut y apporter des corrections dans la Constitution, nous porterons le combat. Ce sont des choses que nous allons murir et une position de groupe sera retenue au niveau du groupe Liberté et démocratie.»
Par ailleurs, le Pds et ses alliés ont de nouveau apporté leur soutien à Khalifa Sall qui a décidé de saisir la Cour de justice de la Cedeao pour sortir de prison où il séjourne depuis plus de 7 mois. «La place de Khalifa Sall n’est pas en prison mais de venir partager avec nous à l’Assemblée nationale. La justice doit prendre en compte ce qui est advenu après sa détention avec l’élection de Khalifa Sall comme député du Peuple sénégalais. Que je sache, le juge rend sa décision au nom du Peuple sénégalais. C’est cette position populaire qui doit amener le juge à le libérer et à lui permettre de remplir sa mission de député», a conclu Me Madické Niang.
bgdiop@lequotidien.sn

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here