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2 070 km de nouvelles lignes ferroviaires sont prévues dans le cadre du Programme de revitalisation du rail au Sénégal. Il s’agit, entre autres, des lignes Tambacounda-Buba en Guinée Bissau, Kaolack-Ziguinchor. 650 km de lignes seront aussi réhabilitées dans le cadre de ce projet dont la stratégie de mise en œuvre a été validée hier. A terme, le programme va permettre d’écarter 836 mille voitures par an de la circulation, éviter 80 décès par accident de la route et 1 080 blessés. «Toutes les lignes qui ont été proposées se justifient par un besoin économique, mais aussi un besoin de transport de fret et de flux démographique», a dit le secrétaire d’Etat en charge du réseau ferroviaire. Mayacine Camara s’exprimait hier à l’atelier de validation de la politique ferroviaire.
Celle-ci renvoie à la construction, à l’horizon 2035, d’un système ferroviaire sécurisé, respectueux de l’environnement et de l’équité social et territorial, offrant un système de transport performant.
Ainsi, trois axes stratégiques de cette politique vont entraîner treize projets structurants qui mailleront tout le territoire national avec plus de 2 065 km de rail, pour un investissement global de 3,5 milliards de dollars Us, soit un engagement annuel de 50 milliards de francs Cfa. Ce qui représente un investissement de 0,9% du Produit intérieur brut (Pib) chaque année.
Cette politique ferroviaire desservira 75% de la population sénégalaise en 2035 et créera 180 mille emplois durant les travaux. Elle transportera 2,5 millions de passagers annuels et 24,2 millions de tonnes de fret, avec un gain en capital estimé à 200 milliards de francs Cfa chaque année et près de 12 millions de tonnes de Co2 évités par an. «Nous voulons renouer le Sénégal avec son passé glorieux de transport ferroviaire qui est un transport sécurisé, confortable, moderne, moins polluant, mais aussi moins coûteux qui va compléter les dispositions prises au niveau du Port autonome de Dakar», a dit Oumar Youm, ministre des Infrastructures, des transports terrestres et du développement.
Il s’agit, à travers cette politique, de redonner au transport ferroviaire un nouveau visage de modernité et d’efficacité pour soutenir la politique interne de développement ainsi que de matérialiser ses engagements vis-à-vis des traités internationaux. Cela, à travers un vaste programme d’amélioration et de modernisation des infrastructures ferroviaires. «En perspective de la mise en service prochaine du Train express régional pour lever l’urgence de mobilité dans la capitale dakaroise, le moment est propice pour engager la réforme de tout système ferroviaire sénégalais en vue de lui apporter les cohérences, les changements et le développement qui s’impose en corrélation avec la deuxième phase du Plan Sénégal émergent», dit Maya­cine Camara.

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