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D’importants progrès ont été réalisés dans le secteur de l’économie numérique et des télécommunications durant l’année 2018. Cependant, il reste des choses à améliorer. La revue annuelle conjointe du ministère en charge de ce domaine l’a noté hier.

La revue annuelle du ministère de l’Economie numérique et des télécommunications a révélé hier que beaucoup de performances ont été enregistrées en 2018 dans ce département. Il s’agit de la réalisation du tableau de bord sur la fracture numérique de genre, la mise en œuvre d’un programme de développement d’une culture numérique chez les femmes et les jeunes filles. Concernant le sous-secteur postal, le projet de Code des postes qui doit remplacer la loi de 2008 et l’arrêté interministériel fixant le taux et les modalités de paiement de la redevance annuelle relative à la licence d’exploitation du courrier ont été finalisés.
Toutefois, il est important de mentionner que malgré ces réalisations, différentes contraintes ont été rencontrées. Lesquelles sont, entre autres, le manque de personnel au sein de la direction de La Poste, l’absence de banques de données de l’activité du sous-secteur postal et la faiblesse du niveau d’investissement pour le sous-secteur. Il y a également la non disponibilité d’un siège pour le ministère au Conseil d’administration de la Sonatel sous sa tutelle du département, le deficit de moyens logistiques, l’aménagement numérique du territoire non effectif avec une absence d’implication des collectivités territoriales, etc.
Le ministre en charge de ce secteur qui présidait hier l’atelier de validation de la revue annuelle conjointe de 2019 a voulu rassurer les acteurs. «Beaucoup de pas ont été franchis dans le domaine de la fracture et de la facture numérique, mais il y a des choses aujourd’hui à compléter», a reconnu Mme Ndèye Tické Ndiaye Diop. Pour faire face à ce problème, des discussions se feront entre les opérateurs. «Avec l’Artp (Autorité de régulation des télécommunications et des postes : Ndlr), nous allons faire tout pour que d’ici 2025, les problèmes d’accès aux technologies informatiques soient résolus», a appuyé Mme Diop. S’agissant du besoin de restructuration de La Poste, la non moins porte-parole du gouvernement a affirmé que les politiques sont là, mais ils évoluent en fonction du besoin du moment. «La Poste a beaucoup grandi, il faudrait qu’elle s’adapte au contexte de la digitalisation. C’est en cours, nous y travaillons en relation avec le ministère de l’Economie, des finances, le ministère du Budget pour faire en sorte qu’elle puisse être plus efficace tout en tenant compte des progrès qui ont été faits», a promis Ndèye Tické Ndiaye Diop.

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