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Tous les usagers qui passent par la sortie numéro 9 de l’autoroute à péage pour rallier la ville de Rufisque souffrent des embouteillages monstres causés par le Ter. Pour joindre l’autre bout de la ville, il faut croiser l’enfer, tellement la circulation est difficile. Normalement, dans sa conception, le Train Express Régional a été financé pour soulager les populations dans le domaine du transfert. Aujourd’hui, les habitants de Rufisque vivent un véritable calvaire du fait de ces travaux.
Et pourtant, Rufisque ne devrait pas se trouver dans cette galère, puisqu’elle a renouvelé sa confiance au Président Macky Sall (Apr a remporté le département à hauteur de 60%) lors de la dernière Présidentielle. Serait-il prématuré de juger insuffisante l’action du Président pour cette vieille ville ?
Il faut oser le dire, Rufisque ne figure pas encore sur la liste des préoccupations du gouvernement actuel. A défaut, quels ont été les investissements que nous pouvons constater depuis l’accession au pouvoir de Macky Sall ? C’est avec beaucoup d’amertume que je le dis, Rufisque est en train de mourir de sa belle mort.
Le problème de Rufisque c’est véritablement les Rufisquois eux-mêmes. Tantôt on jette le discrédit sur les étrangers en leur accusant injustement d’être la source de tous les maux. Alors que les véritables responsables sont les élus locaux. Ces gens ne sont là que pour les prébendes et autres intérêts crypto-personnels. Le bradage du foncier est devenu l’activité principale de certains hommes politiques. Le bien-être de Rufisque n’a jamais été une préoccupation pour les politiciens. Comment expliquer le fait que Rufisque soit la ville la plus riche en termes de recettes fiscales (patentes et autres taxes versées par les entreprises), alors que la ville est la plus délaissée du point de vue des infrastructures, de la salubrité ? Pourtant, Rufisque regorge d’un potentiel économique énorme (Soco­cim, Valdafrique, Sedima, Cap des Biches, Soseter, Fks, les Industries Madar…) qui ne profite aucunement à sa population. Pour avoir élu domicile dans cette magnifique cité depuis plus de deux décennies, je suis parvenu à cerner la mentalité de certaines populations. Le mal qui gangrène Rufisque c’est la politique, Rufisque est éminemment une ville politique. Et cela a été à l’origine de la sinécure, les moyens de la ville ont été exclusivement dédiés à entretenir une clientèle politique. Si les mairies concurrencent la Sococim dans les recrutements, alors là se pose un grand problème. Ce fait est devenu banal pour les habitants et ceux qui sont sur la sellette. Je pense que nous Rufisquois devrons changer nos mentalités et intégrer les nouveaux paradigmes dans nos habitudes. Il est facile de dire qu’il faut se lever comme un seul homme pour combattre ces inégalités et autres impaires.
Mais ce combat doit être mené contre qui ? Quels sont les moyens qui sont à notre disposition ?
Je pense que la solution n’est pas difficile à trouver, étant donné que les priorités pour Rufisque sont connues et ont pour noms : Assainissement, désencombrement et insalubrité.
Pour ce faire, chaque citoyen doit se déployer pour rendre son environnement immédiat vivable, en respectant les normes basiques de bienséance. Nous devons être des acteurs et non des spectateurs.
Mafally NDIAYE
ndiayedalou@gmail.com

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