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60 millions de personnes sont menacées d’extrême pauvreté à travers le monde à cause des conséquences de la pandémie du Covid-19. En réponse à cette crise, le Groupe de la Banque mondiale mène des opérations d’urgence dans 100 pays en développement dont le Sénégal, soit 70% de la population mondiale. La riposte nécessite le déblocage de 160 milliards de dollars dont 20 millions en faveur du Sénégal, de dons et d’aide financière sur une période de 15 mois.

La crise sans précédent de la pandémie du Covid-19 pourrait faire basculer jusqu’à 60 millions de personnes dans l’extrême pauvreté, selon les prévisions de la Banque mondiale. En réponse à la crise, l’Institution de Bretton Woods mène des opérations d’urgence qui concernaient dorénavant 100 pays en développement dont le Sénégal, soit 70% de la population mondiale. «Depuis mars, il est parvenu à mobiliser en un temps record, un volume d’aide exceptionnel pour permettre aux pays de protéger les populations pauvres et vulnérables, renforcer leurs systèmes de santé, préserver l’activité du secteur privé et stimuler le redressement économique», relate un communiqué. Cette assistance, d’une ampleur et d’une rapidité «inédites» dans l’histoire du Groupe de la Banque mondiale, s’inscrit dans son engagement de débloquer 160 milliards de dollars de dons et d’aide financière sur une période de 15 mois pour accompagner la riposte des pays en développement face aux conséquences sanitaires, économiques et sociales de la crise du Coronavirus et de la mise à l’arrêt des économies avancées.
«Cette pandémie et la mise à l’arrêt des économies avancées pourraient faire basculer jusqu’à 60 millions de personnes dans l’extrême pauvreté, gommant la plupart des progrès récents de la lutte contre la pauvreté», souligne David Malpass. Selon le président du Groupe de la Banque mondiale, les opérations de riposte d’urgence seront assorties de mécanismes permettant aux autres donateurs d’étendre sans délai les programmes. «Pour renouer avec la croissance, nous devons apporter des réponses rapides et modulables qui permettront de faire face à l’urgence sanitaire, mais aussi de fournir un appui financier et d’autres ressources extensibles dans le but de protéger les plus démunis, préserver l’activité du secteur privé et renforcer le redressement et la résilience économiques», informe M. Malpass.

Plus de 12 milliards en cours de décaissement en faveur
du Sénégal
Trente-neuf des 100 pays concernés sont situés en Afrique subsaharienne et pratiquement un tiers des projets est déployé en faveur de pays en situation de fragilité et de conflit, comme l’Afghanistan, Haïti, le Niger ou le Tchad. La Société financière internationale (Ifc) et l’Agence multilatérale de garantie des investissements (Miga) ont également accéléré leurs opérations de soutien aux entreprises des pays en développement, y compris à travers des crédits commerciaux et le financement des fonds de roulement pour préserver l’activité privée, les emplois et les moyens de subsistance.
«Le moratoire sur le service de la dette bilatérale, approuvé par les gouverneurs du Groupe de la Banque mondiale, viendra compléter les dons, les prêts et les participations déployés en soutien aux pays», rapporte le communiqué. D’après le document, les pays éligibles à l’Association internationale de développement (Ida) qui en font la demande récupéreront ainsi des ressources pour gérer la pandémie du Covid-19 et financer des mesures d’urgence destinées à sauver des vies.
«La suspension du remboursement du service de la dette bilatérale va permettre de libérer des moyens vitaux pour financer la riposte d’urgence face à la pandémie», précise David Malpass. De leur côté, les pays sont invités à renforcer au plus vite la transparence autour de leurs engagements finan­ciers. «Ce faisant, ils renforceront la confiance des investisseurs, qui seront davantage enclins à s’engager dans des opérations plus bénéfiques et à mobiliser des ressources supplémentaires», analyse David Malpass. Des décaissements sont déjà en cours en faveur du Sénégal pour 20 millions de dollars, soit plus de 12 milliards de francs Cfa.

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