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Des cas de dengue ont bien été enregistrés dans la région de Saint-Louis. C’est ce qu’a révélé Abdourahmane Traoré, responsable du Bureau régional de l’éducation et de l’information pour la santé au niveau de la région médicale de Saint-Louis, qui a souligné que quatre cas ont été guéris. Il a fait ces révélations alors qu’il rencontrait la presse dans le cadre de la préparation de la célébration de la Journée mondiale de lavage des mains, organisée chaque année le 15 novembre et dont la cérémonie officielle est prévue à Saint-Louis, à Khar Yalla, sur le site de recasement des sinistrés de l’avancée de la mer. «Il s’agit de six cas présumés dont trois ont été déclarés de dengue, mais qui ont été traités et guéris. A Saint-Louis également, un cas a été noté, mais guéri. Ce qui porte le nombre de cas confirmés et guéris à quatre.»  Selon M. Traoré, «la dengue a toujours existé, mais on n’en parlait pas parce qu’il y a toujours eu un très bon système de surveillance». Il a souligné que le système de surveillance mis en place par le ministère de la Santé est très performant et tous les cas suspectés ont été identifiés. Il a dans la foulée précisé que la dengue est une maladie sérieuse, mais qu’il faut éviter surtout de se focaliser sur elle seule et du coup oublier des maladies comme le paludisme qui a tué beaucoup de personnes. Ces maladies, qui se manifestent à peu près de la même façon, sont dues à un manque d’hygiène et d’assainissement. C’est pourquoi la zone de recensement des sinistrés à Khar Yalla a été choisie pour accueillir le Journée internationale de lavage des mains qui peut être efficace pour lutter contre ces maladies. Quid des moyens à déployer pour la circonscrire ? «Il faut les scinder en deux : d’abord ceux collectifs, c’est à dire l’utilisation de la moustiquaire imprégnée et la destruction des gîtes larvaires comme les eaux des climatiseurs et autres eaux stagnantes. Il y a ensuite les mesures individuelles, à savoir porter des habits longs pour éviter la piqûre du moustique de la dengue le jour et par la pulvérisation ou l’utilisation de répulsives», rappelle Abdourahmane Traoré. Il précise : «Il faut éviter la confusion, car en cette période presque toutes les maladies ayant les mêmes symptômes que la dengue sont cataloguées comme des cas de dengue, mais qui font l’objet de prélèvement. La surveillance épidémiologique est en vigueur tout le temps et des comités de surveillance épidémiologique sont installés dans les quartiers et qui ont une fonction d’alerte et de veille. Ces cas suspects peuvent s’avérer positifs, puis traités par les techniciens de santé pour ensuite permettre aux malades de rentrer chez eux.»

cndiongue@lequotidien.sn 

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