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L’accusé Aly Safiedine encourt la prison à perpétuité. Il sera édifié sur son sort le 25 juin prochain. Poursuivi pour incendie volontaire dans un lieu servant d’habitation, il est un homme isolé depuis sa conversion à l’islam. Il vivait chez sa sœur ainée, Anne Marie Lucaz, à Keur Massar. Il y vivait avec son grand-frère, Charles Ndoubelo. Mais, leur cohabitation n’était pas au beau fixe. Tout a basculé le 16 août 2014 quand M. Safiedine s’est rendu compte que son matelas a été donné à ses voisins. Irrité par ce geste de sa sœur, il est entré dans une colère noire et a mis le feu à la maison et brûlé les habits de son grand-frère.
Interpellé, le mis en cause a reconnu les faits qui lui sont reprochés sans ambages. «Je ne savais pas ce que je faisais au moment des faits. Lorsque j’ai mis le feu à la maison, je suis descendu en bas. J’étais fâché. Je regrette mon geste», dit-il en versant des larmes. Anne Marie Lucaz, sa sœur ainée, témoigne : «Je lui ai prêté cette maison car personne n’habitait là-bas au moment des faits», explique-t-elle. Elle a demandé le franc symbolique en sollicitant l’acquittement de son frère. Emue par le réquisitoire trop sévère du procureur, elle a aussi fondu en larmes.
justin@lequotidien.sn

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