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La sensibilité de l’élection présidentielle qui se profile à l’horizon reste une préoccupation de bon nombre de citoyens épris par une démocratie saine et pluraliste. C’est dans ce contexte que s’inscrit ce panel organisé par l’Ecole supérieure de journalisme, des métiers de l’internet et de la communication (E-Jicom). Le thème, «Fake news en période électorale : quel impact sur la démocratie ?», a été l’objet d’un panel animé par d’éminents spécialistes. Selon Hamadou Tidiane Sy, directeur de cette école, moment ne pouvait être plus opportun pour attirer l’attention des populations. «On va vers des élections. On commence à voir beaucoup d’informations, des fois fausses, circuler. C’est pourquoi nous avons jugé nécessaire de poser le débat dans l’espace public entre les professionnels», a-t-il expliqué.  Il souligne que l’action des journalistes est limitée par rapport au flux de fausses nouvelles. Par conséquent, il préconise que les citoyens soient conscientisés sur ce phénomène des fake news.
De l’avis de Sahid Gaye, enseignant chercheur au Centre d’études des sciences et techniques de l’information (Cesti), les fake news peuvent avoir un impact négatif sur l’élection présidentielle. Pour cela, ajoute-t-il, «si l’on n’y prend garde, ils peuvent orienter et fausser le choix des électeurs parce que les citoyens ne seront pas si avertis que cela». M. Gaye invite donc à un «retour aux fondamentaux» du journalisme, à savoir la vérification des faits et que le citoyen soit aussi très critique par rapport à l’information qu’il consomme. Le rédacteur en chef d’Africa Check souligne, quant à lui, que pour lutter contre la diffusion de fausses informations, chaque organe de presse doit disposer d’une unité de «fact checking». «Il faudrait impliquer le maximum de personnes dans l’éducation des médias», ajoute Assane Diagne qui a aussi souhaité l’implication l’Etat en essayant par la régulation des réseaux sociaux.
La cérémonie a été également l’occasion pour les responsables de l’E-Jicom de primer l’éthique et l’excellence dans le journalisme. En attribuant ce prix, le directeur de l’école entend créer de la «saine émulation» chez les jeunes reporters. «Ce qui est déterminant, c’est l’environnement du journalisme. Si nous ne défendons pas notre profession, personne ne le fera à notre place», a dit Hamadou Tidiane Sy. Des prix ont été décernés pour des reportages en radio, presse écrite et presse en ligne. Le grand prix du meilleur reportage a été décerné à Seydina Bilal Diallo, journaliste à l’As. Emedias.sn a décroché le prix du meilleur article de presse en ligne, Sud Fm pour la radio et Le Soleil pour la presse écrite.
bseck@lequotidien.sn

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