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Entre 2015 et 2016, les importations en riz au Sénégal ont triplement baissé, passant à 989 mille 138 tonnes à  365 mille 255 tonnes. Le ministre de l’Agriculture et de l’équipement rural, qui s’est félicité de cet état de fait hier à l’Assemblée nationale, a mis en exergue les «dangers» que constitue le riz importé, à contrario la «qualité» du riz local baptisé «Moss dolli.»

Les importations en riz ont considérablement baissé entre 2015 et 2016. De 989 mille 138 tonnes en 2015, le Sénégal a importé à la date du 27 novembre 2016, 365 mille 255 tonnes de riz. La révélation a été faite hier, par le ministre de l’Agriculture et de l’équipement rural, Dr Papa Abdoulaye Seck, lors de l’examen du budget de son département par l’Assemblée nationale. Évidemment, l’Etat qui a rappelé sa production de 900 mille tonnes cette année, s’est félicité de ces «progrès» en perspective de son ambition de garantir l’autosuffisance en riz à l’horizon 2017. Avant de faire l’éloge du riz local, le ministre a mis en exergue les «dangers» que contient le riz importé sur la santé des populations. «Le riz importé est généralement stocké pendant plusieurs années avant d’être vendu et les produits chimiques qui sont utilisés pour sa conservation ne sont pas sans danger pour la santé. Le centre Africa Rice l’a démontré à travers une étude. Le riz importé n’est rien. Cela ne nous apporte rien. C’est un riz qui n’existe que tous les 3 ou 4 ans», souligne M. Seck, précisant que  le riz local est d’une qualité nettement supérieure car relève-t-il, «sa valeur en protéine dépasse de 15% celle du riz importé».
Le ministre de l’Agriculture n’a pas porté de gants pour s’en prendre aux détracteurs du riz local qu’il a baptisé «Moss dolli». «Ceux qui dénigrent le riz local ne le connaissent certainement pas, à moins qu’ils ne le fassent pour des raisons intéressées. S’agissant des commerçants qui n’ont d’autre intention que d’écouler leurs propres marchandises, à ce jour aucun jugement technique ou scientifique n’a été présenté pour étayer de telles allégations», corrige M. Seck rappelant qu’il existe des variétés de riz parfumé produites localement comme «Sahel 177» et «Nérica 1». «Le Sénégal a les atouts qu’il faut pour produire suffisamment de riz et réunit toutes les conditions pour parvenir à l’autosuffisance. Dans ces conditions, notre pays ne peut se permettre de ne pas exploiter cette opportunité et continuer à dépenser 200 milliards par an pour importer du riz qu’il peut produire localement. Le gouvernement est donc absolument déterminé à inverser cette tendance», tonne le ministre.

Hausse d’un milliard sur le budget
Par ailleurs, le ministre, interpellé sur la commercialisation de l’arachide, a assuré qu’une partie des taxes sur les exportations seront reversées aux huiliers. Les 40 francs Cfa sur le kilo d’arachide décortiquée et les 15 francs sur l’arachide de coque feront d’après Papa Abdoulaye Seck, un montant de 4,5 milliards de francs Cfa dont les 3,75 seront reversés aux huiliers.
Enfin, le projet de budget 2017 du ministère de l’Agriculture et de l’équipement rural est arrêté à la somme de 176 milliards 363 milliards 867 mille 400 francs Cfa contre 175 milliards 214 millions 423 mille francs Cfa en 2016, soit une hausse d’un milliard 149 millions 444 mille 400 francs en valeur absolue et 0,66% en valeur relative. Cette hausse vise principalement à renforcer les moyens destinés aux structures centrales, notamment les directions nationales qui ont un faible budget de fonctionnement. Elle permet également, de relever les budgets des services déconcentrés pour leur efficacité.
bgdiop@lequotidien.sn

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