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L’affaire de la femme du nom de Coumba Diop violentée par son mari doit nous pousser à réfléchir sur les violences que subissent les femmes dans leurs foyers. Com­bien sont-elles qui, comme Coum­ba Diop, vivent dans cette souffrance sans soutien ? Cette dame-non, plutôt adolescente, parce qu’étant juste âgée de 16 ans, a peut-être eu la chance que son histoire soit partagée sur les réseaux sociaux, et qu’elle ait pu bénéficier de l’appui d’associations de femmes qui ont porté son combat. Au-delà de cette émotion justifiée parce que les images sont choquantes, il faudrait se battre aussi pour que toutes les femmes qui, dans le silence, souffrent de se voir torturer par un homme, qui croit avoir un droit de vie et de mort sur elles.
Dans notre société, la femme est considérée comme un être sans défense, vulnérable, corvéable à merci, à qui on ne demande que d’obéir parce que sa parole et son opinion ne comptent pas. Pourtant, il y a un moment où on avait espoir que les choses allaient changer avec toutes les campagnes menées par les organisations de défense des droits humains, la sensibilisation faite pour lutter contre les violences basées sur le genre. Avec l’affaire Coumba Diop, on se rend compte que le chemin à parcourir pour mettre fin à ces violences est encore long. Etant dans une société où, quelle que soit la barbarie subie par la femme, on essayera toujours de trouver une circonstance atténuante à son bourreau, il ne faut pas s’étonner de voir cette violence perdurer. Sinon, comment expliquer qu’une partie de la famille de la victime ait décidé d’étouffer l’affaire en ne voulant pas porter plainte. Pire, la famille du mari veuille parler de légitime défense. Ou même que certains, pour essayer de dédouaner le mari, disent qu’elle l’a bien cherché parce que la femme aurait la langue pendue. Hélas, c’est comme ça la plupart du temps, dans ce genre de situation. Dans une société où ces idées persistent, il faudra plus que des campagnes de sensibilisation menées par des associations féminines pour changer les choses. Il faudra que les femmes victimes rompent le silence, que les familles qui protègent ces bourreaux arrêtent de trouver une excuse à ces violences. C’est seulement en ce moment qu’on arrivera à mettre fin à cette barbarie.

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