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En perspective de la célébration du 70ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme qu’il va célébrer le 10 décembre à Dakar, le bureau régional de Dakar des Nations unies fait des excursions à travers le pays. «Nous nous rendons dans divers établissements scolaires. Nous avons fait le lycée Limamou Laye, Thiaroye, Yeumbeul et même Fatick. L’idée, c’est de vulgariser ce texte fondateur des droits de l’Homme pour un public jeune pour qu’il comprenne l’importance de ce texte dans leur vie de tous les jours», a expliqué vendredi Ilhan Acher, membre du bureau de Dakar, lors de l’étape de Rufisque. A l’occasion, plus d’une centaine d’élèves, venus d’établissements publics, ont participé à la rencontre qui s’est tenue au Centre culturel Maurice Guèye. Au menu, une conférence et une exposition d’une semaine pour permettre au public jeune de mieux s’imprégner des droits de l’Homme. «En touchant un public, on espère qu’on pourra créer des structures dans la société qui sera ainsi plus robuste pour défendre les droits de l’Homme», a noté M. Ilhan. «C’est une activité d’éducation et de sensibilisation qui entre en droite ligne des activités d’éducation des jeunes abonnés du centre culturel (…). Il est important que les jeunes soient sensibilisés à ces droits universels pour qu’ils sachent les bases sur lesquelles les Etats se sont entendus pour faire avancer ce monde pour un meilleur vivre ensemble», a relevé l’administratrice de la Fondation Sococim pour justifier le choix du Centre culturel Maurice Guèye. Maltraitance des enfants, fort taux d’abandon de l’école par les filles, violence sur les femmes ont été les principales inquiétudes soulevées par les potaches lors de la conférence co-animée par Ilhan Acher et un autre collègue du bureau régional. Venu assister à la conférence, Makhaly Ndiaye, enseignant au Cem Abdoulaye Sadji, a salué l’initiative. «Cibler la jeunesse, c’est créer une harmonisation et quand ils grandiront, ils pourront pratiquer les droits comme il le faut ; la cible est vraiment intéressante», a expliqué l’enseignant tout en y allant de ses suggestions. «Il faut intégrer les réalités des Peuples. C’est ça qui pourrait permettre une participation nette de toute l’humanité. Quand les réalités ne sont pas prises en compte, il y a une réticence de la part de ces communautés», a-t-il soutenu. Un avis bien partagé par les conférenciers qui, dans leur exposé, ont intégré la déclaration du Mandé comme pour souligner l’universalité des droits de l’Homme qui sont une aspiration légitime pour tout être.
abndiaye@lequotidien.sn

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