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Vers de nouvelles révélations sur les deux adolescents retrouvés morts au Pont de l’émergence. Moussa Sow, membre du Collectif des organisations et structures d’appui aux enfants et jeunes en difficulté (Cosaed) l’a fait savoir ce week-end à Rufisque. «Tout ce qui a été raconté sur cette affaire n’est pas la réalité», a-t-il soutenu lors de la clôture des journées anniversaires de l’Avenir de l’enfant (Ade) tenues du 18 au 24 mars entre Mbour Dakar et Rufisque. «Je ne peux pas m’avancer davantage sur cette tragédie au Pont de l’émergence car le Cosaed dont je fais partie doit tenir une conférence de presse spécialement sur la question», a-t-il poursuivi sans donner la date de ce rendez-vous, qui a pour but d’éclairer l’opinion sur cet événement tragique de janvier 2019.  Selon lui, cet épisode doit conduire à plus d’attention sur les enfants de la rue. «Toutes les organisations qui s’investissent dans la protection de l’enfant ont convergé et ont décidé de marquer cela et peut être de partir de là-bas pour dégager des actions de plus grande envergure. En tout cas, ce qui s’est passé sous le Pont de l’émergence, doit davantage nous interpeller», a-t-il avisé en ce sens.
Les journées anniversaires de l’Ade, commémorant la 26ème année d’implantation de l’Ong, ont permis à plusieurs acteurs et partenaires d’échanger sur les problèmes des enfants de la rue. Malgré des actions d’envergure dont la construction d’une maison d’accueil à Rufisque Ouest pour soutenir cette frange vulnérable de la population, l’Ade compte sur la compréhension des populations pour la résolution du problème. «Au bout d’une vingtaine d’années de sensibilisation, on a été heureux de constater de l’empathie envers les enfants par les populations qui ont commencé à s’impliquer et à s’engager pour la protection de l’enfant mais avec les événements sous le Pont de l’émergence et d’autres qui ont été notés en 2018, nous avons été ahuris de constater que ces populations continuent par moments à porter la violence sur ces enfants», a-t-il ainsi regretté. «Toutes ces choses doivent nous interpeller au plus haut point  parce que la violence est une des raisons qui poussent les enfants à quitter leurs maisons pour la rue et, quand ils retrouvent cette violence encore dans la rue, nous sommes tous interpellés», a expliqué M. Sow.
abndiaye@lequotidien.sn

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