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Unique Rufisquois membre du gouvernement, Oumar Guèye, ministre des de la Gouvernance locale, a effectué hier une tournée pour constater, «sur instruction du Président Macky Sall», les dommages après la pluie du lundi qui a causé beaucoup de désagréments dans la vieille cité. Mame Omar Mané et Boubacar Albé Ndoye, maires respectifs de Rufisque-Nord et Rufisque-Est, ont été les premiers à plonger. Le maire de la commune de Rufisque-Nord s’est réfugié derrière des considérations naturelles pour expliquer l’afflux d’eau constaté sous le tunnel. «Rufisque est dotée de 4 bassins versants qui tirent vers la mer. Il se trouve que le niveau de la mer est plus élevé que celui de la ville. Ainsi, lorsque la marée est haute, les canaux ne peuvent plus verser vers la mer. C’est un problème normal et naturel», a-t-il servi.
Albé Ndoye a, quant à lui, relevé des considérations techniques. «On a constaté qu’il y avait eu des problèmes causés par le non prolongement de certaines voies d’évacuation et l’Apix s’est engagée à le faire séance tenante et aussi on a constaté quelques bouchons dus à des ordures qui ont obstrué certains caniveaux», a-t-il dit.
Après avoir suivi les discours, le ministre Oumar Guèye s’est dit heureusement surpris de la situation. «Personnellement, je pensais qu’on allait trouver beaucoup d’eau sous ce pont, eu égard à ce qui est en train d’être vu en boucle à travers les télévisions et les sites», a-t-il minimisé sous le tunnel submergé lundi par la pluie, causant des désagréments pour plus d’un Rufisquois. Cela dit, le maire de Sangalkam a déploré la signification galvaudée que font certains du mot inondation. «Pour dire que le vocable inondation doit être revu et bien compris. Une inondation, c’est quand il y a de l’eau qui reste pendant trois, quatre ou cinq jours. De l’eau qui reste deux heures de temps et qui part après, nous ne pouvons pas parler d’inondation», a-t-il servi comme pour dire…
Le député Seydou Diouf a ramé à contre-courant de ses compagnons de la coalition présidentielle. Commémorant l’an 3 du décès de Me Mbaye Jacques Diop avec ses militants et sympathisants à Diamaguène (Rufisque-Nord), le député est d’avis que les travaux du Ter que les populations pointent du doigt comme responsable de désagréments multiples n’ont pas été bien conduits. «Bien sûr, le Ter est un bon projet, mais la manière dont les travaux ont été menés, il faut le déplorer. Il n’y a pas eu d’anticipation, pas de voies de dégagement et de contournement. Dire cela, ce n’est pas faire le procès de l’Apix ou de qui que ce soit», a précisé M. Diouf, faisant prévaloir son statut. «Je suis parlementaire et mon seul moyen d’action c’est l’alerte», a-t-il dit. «Un système d’assainissement pour le drainage des eaux, cela manque à Rufisque. Aujourd’hui quand il pleut, tous sont angoissés. Ce qu’il faut pour régler le problème n’est pas à la portée des trois communes. C’est à la portée de l’Etat et c’est de la responsabilité de l’Etat. J’interpelle ainsi directement le chef de l’Etat», a-t-il enchaîné avec la conviction que ce qu’il faut c’est un plan Marshall pour Rufisque.
Le pont de Dioutiba (Rufisque-Ouest), unique tunnel fonctionnel pour le passage des véhicules, avait été littéralement submergé par les eaux de pluie. Il a fallu des opérations de pompage pour évacuer les eaux qui ont bloqué pendant une demi-journée l’accès à cette voie très passante. Le passage est aujourd’hui à sec en attendant les prochaines pluies. Jogg aar Teungueth, un collectif spontané qui a tenu un point de presse mercredi sous le pont, exige des solutions durables à la place des actes ponctuels posés par les autorités et qui ne règlent pas le problème.

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