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Alors que la gestion des impératifs de distanciation sociale dans les marchés après l’allègement des restrictions concentre les attentions, le marché central de Rufisque se distingue d’une autre manière. On a failli même y vivre le pire hier suite à un accrochage entre vendeurs et membres de la Brigade de surveillance de la mairie de Rufisque Est. Ce fut au final 1 blessé grave, au couteau, du côté des marchands et une dizaine de blessés chez les agents municipaux. La mairie parle aussi de deux voitures de l’institution municipale brûlées. Le présumé auteur des blessures au couteau a été arrêté vers 18 heures à l’hôpital où il était interné après des blessures. Les artères du centre-ville portent encore les stigmates de cette matinée agitée de mercredi que tout le monde voyait pourtant venir. Heureusement qu’aucune mort d’homme n’a été déplorée.
Toutefois, la tension reste latente et ça pourrait dégénérer à n’importe quel moment. Depuis quelque temps en fait, les occupants du marché se plaisent à défier l’Autorité en foulant au pied toutes les mesures jusque-là prises.  La délocalisation du marché aux légumes vers le Champ des courses, édictée par le Préfet dans le souci de désengorger de la marché, n’a pas été suivie par la plupart des vendeurs qui  ont continué à commercer sur les lieux comme si de rien n’était. Les timides actions entreprises par l’Autorité pour contraindre à la mesure n’ont guère prospéré face à la détermination des vendeurs qui y dictent leur loi. Quelques rares descentes de la police parviennent sporadiquement à rétablir un semblant d’ordre. Et, dans la plupart des cas, altercations et intifada entre éléments  d’une brigade impuissante face à la situation et vendeurs excités éclatent régulièrement dans le marché. Dans ce grand désordre dans un marché où l’autorité est mise à rude épreuve, la mairie n’a aussi rien fait depuis pour régler la situation. Sur ce point d’ailleurs, il faut noter que le problème de l’occupation du marché n’a jamais été une préoccupation majeure des maires de la ville et de Rufisque Est. L’essentiel étant pour eux de juste renflouer  leurs caisses par de modiques taxes quotidiennes issues des opérations du service des recettes dans le marché.
C’est sans doute pour ces contributions quotidiennes étant passées entre temps de 50 à 100 francs que des vendeurs croient désormais avoir tous les droits dans le marché central … même celui de placer  leurs étals  sur la voie publique et ce non sans bravade. «Macky Sall a demandé à ce que les marchés soient rouverts donc nous n’accepterons que personne, fussent-ils maire ou préfet, ne vienne nous empêcher de travailler », scandaient ils  après avoir incendié des pneus dans certaines artères du centre-ville suite à l’accrochage avec la brigade

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