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Ce n’est pas simplement à l’école qu’on note l’abandon chez les filles à cause du mariage. Le phénomène de déperdition existe aussi dans le monde du théâtre. Marième Niang, présidente de la section départementale des artistes comédiens du théâtre sénégalais (Arcots), l’a fait savoir mercredi à l’occasion de la célébration de la Journée du théâtre. «Depuis quelques temps on constate que les femmes quittent le théâtre quand elles ont un mari. Cela pose problème et des solutions doivent être trouvées», a-t-elle révélé sans apporter des chiffres pour autant. «C’est justement pour cela que nous avons un panel sur le genre -Les femmes et le théâtre- pour voir comment vivent les femmes en alliant théâtre et ménage. Des acteurs du milieu ont ainsi discuté sur la question pour trouver des solutions face à ce phénomène qui freine la bonne marche du théâtre», a-t-elle avisé. Cela dit, la comédienne a positivement apprécié les activités de la section départementale qu’elle dirige. «A Rufisque il y a beaucoup de troupes formalisées et l’Arcots joue pleinement son rôle d’encadrement et de suivi des compagnies théâtrales. Je le rappelle encore, le rôle de l’Arcots n’est pas de jouer mais d’encadrer», a-t-elle fait savoir tout en exhortant les autorités à davantage de soutien pour assurer la formation des jeunes par des ateliers. Pour Mame Birame Diouf, acteur culturel, la construction d’infrastructures est le préalable pour le développement du 6ème art. «Il n y a qu’une seule salle de théâtre fonctionnelle au Sénégal et c’est Sorano. Dans les régions, les Cdeps ne jouent plus leur rôle et le ministère de la Culture a essayé avec les centres culturels régionaux. C’est en érigeant davantage de salles polyvalentes techniquement bien équipées que le théâtre va pouvoir se développer», a-t-il souligné. Artistes et comédiens du département s’étaient donné rendez-vous au Centre culturel Maurice Guèye pour célébrer la Journée du théâtre ponctuée, outre le panel du matin, par des prestations de différentes troupes du département jusque tard dans la soirée.
andiaye@lequotidien.sn

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