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Après un combat judiciaire de longue haleine, les ex-travailleurs de Bata se sont finalement installés sur le site que leur avait attribué, avant sa liquidation en 1987, l’usine spécialisée dans la confection de chaussures. «L’Etat nous avait attribué 78 mille hectares derrière la cité Bata. Mais comme cela ne suffisait pas pour tous les travailleurs, la société Bata a légué en 1986  à la coopérative des travailleurs la partie du Tf 881/ R située entre la cité Bata et la mer en guise de complément», a expliqué Ousmane Diop, président de la coopérative d’habitat des ex-travailleurs de Bata avant d’enchaîner : «A la liquidation de l’usine Bata, la Société sénégalaise d’investissement (Ssi) à qui sont revenus les 4 hectares correspondant uniquement  à la cité Bata ont tenté de prendre toute la surface qui couvre 10 hectares. On a alors entrepris les démarches judiciaires et une ordonnance du Tribunal nous a rétablis dans notre droit en 2012.»
Malgré les craintes  émis par M. Diop sur de nouveaux assauts de la Ssi qui, après «deux tentatives de vente du site», continue de réclamer la totalité des 10 hectares,  les ex-travailleurs de Bata regardent résolument vers l’avant en s’attendant aux commodités nécessaires dans ce nouveau quartier implanté à Rufisque Ouest. «Nous avons réussi à construire notre mosquée, l’électrification du site est assurée de même que l’adduction d’eau. Nous avons des rues de 10 mètres et la cité s’agrandit de jour en jour avec l’arrivée de nouveaux propriétaires», a expliqué le président de la coopérative, devenu chef du quartier. «Nous aimerions que l’Onas viennent pour que les problèmes d’assainissement soient pris en compte dans notre cadre de vie», a souhaité le chef de quartier.
Un terrain nu à quelques encablures des maisons sert de déversoir des eaux usées et des ordures ménagères. «Ce sont des problèmes à régler parce que même le camion de ramassage des ordures ne vient pas dans notre quartier. Le résultat est que les gens jettent leurs ordures n’importe où exposant  les habitants à des risques de maladies», a émis à ce propos Ndèye Niang, interpellant à ce propos la mairie pour une prise en charge de la question des ordures et de l’assainissement qui demeurent «les deux priorités du moment».
abndiaye@lequotidien.sn

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