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Le Comité de santé de l’établissement sanitaire Guedj (Rufis­que-Est) s’est offusqué lundi des attaques répétitives contre le médecin-chef, Dr Mbaye Thiam. «De part et d’autre, on entend des accusations très graves venant de certaines personnes. Docteur Mbaye Thiam est le médecin-chef. Il ne fait qu’exprimer les besoins, mais c’est le Comité de santé qui finance», a souligné Pape Samba Seck, président du Comité de santé. «Il ne peut pas y avoir une opacité dans la gestion financière de l’établissement, car il (Dr Thiam) travaille en parfaite collaboration avec le Comité de santé», a-t-il poursuivi, balayant ainsi d’un revers de main les accusations sur la gestion financière. Des membres du personnel ont fait savoir, lors d’une rencontre, que le district peut générer 50 millions par mois. Ils ont aussi assuré que la structure dispose de cinq guichets. «Il n’est pas normal pour un centre de santé d’avoir autant de guichets. Nous réclamons un guichet unique», avait récemment expliqué Alioune Seck, secrétaire général du syndicat du personnel. «La trésorerie est en train de faire la situation financière du dernier mois. Ce qu’on a noté, c’est que l’on n’a même pas atteint 25 millions. Et d’ailleurs, c’est toujours comme ça», a rétorqué M. Seck. Selon lui, le rôle des populations est de jouer la médiation afin de concilier les deux parties. «Nous n’accepterons pas que des gens qui vivent ailleurs viennent perturber notre travail. Il y a l’infirmier-chef de poste Souleymane Ndiaye qui s’agite et il demande même le départ du médecin-chef. Ça c’est une doléance de trop que nous n’accepterons pas. Nous demandons à Souleymane de s’occuper de son poste de santé de Niague», a-t-il toutefois précisé. «C’est ce genre de choses qui avaient eu lieu à Youssou Mbargane Diop et qui lui ont valu la situation actuelle. C’est ce que nous refusons pour notre établissement qui fait aujourd‘­hui la fierté de tout Rufisque», a averti Pape Samba Seck. Une pétition pour montrer que les populations de Rufisque sont pour le maintien à son poste est en cours, selon le président du Comité de santé, faisant savoir que quelque «2 000 signatures» sont actuellement enregistrées.
Après avoir décrété les jeudi et vendredi noirs la semaine passée, le personnel de la structure demande désormais le départ du médecin-chef. «C’est la doléance de trop», a réagi le président du Comité, ouvrant ainsi en perspective un bras de fer entre le personnel et le Comité de santé.

abndiaye@lequotidien.sn

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