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Le Comité départemental de gestion des courses hippiques (Cdgch) de Rufisque a fait part de son amertume, en dénonçant l’indifférence des autorités face à une mort programmée de l’hippodrome Tanor Anta Mbakhar. Les travaux du train express régional en seraient la cause.

Alors que certaines disciplines sportives sont en train d’être dotées en infrastructures à l’image de l’Arène nationale, de l’Arena tour et des stades régionaux en construction dans plusieurs régions, l’hippisme se meurt dans un manque de considération total de la part des autorités. C’est le sentiment du Comité départemental de gestion des courses hippiques (Cdgch) de Rufisque. La soustraction d’une partie de l’hippodrome Tanor Anta Mbakhar pour la construction d’une nouvelle route, aménagée pour les besoins du projet du Train express régional (Ter), a été la goutte de trop dans le vase de frustrations des turfistes qui se sont regroupés mardi pour étaler toute leur amertume. «Avec le Ter, on est en train de perdre notre hippodrome. Le Ter a envahi l’hippodrome et si on ne fait pas attention, on ne va plus organiser de course», a soutenu Ousseynou Seck, vice-président du Cdgch et porte-parole du jour. «Nous sommes le parent pauvre du ministère des Sports. Nous nous attendions à une réhabilitation de l’hippodrome Tanor Anta Mbakhar grandement éprouvé par des travaux de l’Etat et à notre surprise, une nouvelle route y est en train d’être construite avec le Ter parachevant ainsi l’opération de démantèlement de l’hippodrome implanté depuis 1904», a-t-il encore regretté. Dans sa déclaration faite à l’occasion d’un rassemblement sur le site, le vice-président s’est plaint de l’indifférence à leur égard manifestée par le ministère des sports et de ses structures. «Nous turfistes de Rufisque sommes déçus du ministère des Sports qui n’a rien fait pour l’hippodrome. En pareille situation, le directeur des infrastructures du ministère devait au moins venir pour constater ce qui est en train de se faire au niveau de l’hippodrome», a noté M. Seck à ce propos, disqualifiant ainsi le ministère de tutelle pour porter leurs récriminations. «Depuis l’avènement du Président Macky Sall, aucune brique n’a été posée pour une infrastructure d’hippisme alors que beaucoup d’autres ont été réalisées pour les autres disciplines. C’est lui le président de la République et nous nous ouvrons ainsi à lui pour au moins une réalisation à son actif pour les courses hippiques», a fait prévaloir M. Seck. L’hip­podrome Tanor Anta Mbakhar, qui chaque année accueillait de nombreuses journées du Cng de courses hippiques, est sevré de compétition depuis 2017 au grand désarroi des nombreux turfistes rufisquois qui exige de l’Etat de le réhabiliter pour ne pas faire mourir un des sports plus suivis dans la vieille Cité.

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