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Le Sels/A,  par la voix de son Secrétaire général, revient à la charge sur les points d’accord avec le gouvernement qui tardent à se matérialiser jusqu’à présent. Abdou Faty s’est attaqué hier mardi lors d’un point de presse au siège du syndicat aux différents ministères incapables de traduire en actes les engagements du gouvernement. Une situation qui, à l’en croire, risque de réchauffer le climat social dans les jours à venir.

Les ministres Viviane Bam­passy, Serigne Mbaye Thiam, Diène Farba Sarr et Amadou Bâ n’ont pas échappé à l’ire de Abdou Faty, Secrétaire général du Syndicat des enseignants libres du Sénégal (Sels/A). «Nous pensions à l’époque aller dépasser la question des lenteurs administratives avec la dématérialisation mais au constat ce sont des chimères. C’est inadmissible pour un ministère de la Fonction publique», s’est emporté mardi M. Faty lors d’un point de presse au siège du syndicat. «Nous avons décidé, au lendemain des élections, d’ester devant le juge administratif le ministre de la Fonction publique qui délibérément est en train de mettre sous les boisseaux les actes et les avancements des enseignants et nous porte un préjudice moral et un préjudice financier», a-t-il poursuivi dans son réquisitoire contre la ministre Viviane Laure Bampassy. Outre le juge administratif, le Sels/A compte saisir le Bureau international du travail (Bit) ainsi que le médiateur de la République. Quid du ministre du Cadre de vie et du renouveau urbain ? Le syndicaliste, en se référant au projet d’habitat, dira : «Nous ne comprenons pas l’incompétence de Diène Farba Sarr incapable, depuis 5 ans,  de terrasser un seul hectare.» Les griefs portés contre le ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam, concernent la réforme sur le concours des enseignants. «Comment peut-il réformer le concours des enseignants en crème et aujourd’hui ces enseignants n’ont pas de statut parce  qu’ils ont oublié d’arrimer à ces élèves-maitres un statut. Des milliers d’enseignants aujourd’hui ne sont pas reclassés dans la Fonction publique (…) Nos ainés qui sont à la retraite  font six à sept mois sans recevoir leur salaire», a soutenu Abdou Faty parlant de ce fait de «légèreté». Pour ce qui est du ministre des Finances, le Secrétaire général de s’offusquer d’une «surimposition sur les salaires».  «Les enseignants sont aussi scandalisés par le ministre des Finances qui, de manière délibérée, organise un vol sur le salaire. C’est une surimposition inacceptable qui en réalité sert à financer le Pse», a dénoncé Faty. Excédé par tous ces éléments, M. Faty a pris l’opinion à témoin présageant de jours agités après les élections de représentativité syndicale qui se tiennent aujourd’hui mercredi. «Nous demandons que les élections soient une parenthèse et qu’on se mobilise pour faire face parce que ce gouvernement là nous a déçus», a-t-il laissé entendre. Par rapport aux élections de représentativité qui se tiennent aujourd’hui, M. Faty a déploré les lieux de vote éloignés dans certaines zones du pays citant à ce titre, entre autres, Po­dor où  «de manière inintelligente, on a mis tous les bureaux de vote sur la Route nationale alors que les enseignants sont à 100 km  effectivement des bu­reaux». Ce qui, a-t-il dit, va impacter les taux de participation.
abndiaye@lequotidien.sn

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