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Oumar Gueye, maire de Sangalkame.

Benno bokk yaakaar (Bby) de Rufisque a apporté sa «vérité des faits» sur le télescopage entre sa caravane et celle de Manko Taxawu senegaal (Mts) mardi. Prenant la parole en premier, le ministre Oumar Guèye a regretté l’ampleur donnée à ces événements. «C’est comme s’il y avait l’apocalypse», a soutenu le coordonnateur local de la coalition présidentielle pour commenter la manière dont l’événement a été relayé par la presse. Pour lui, vu la manière dont les faits ont été présentés, il devait y avoir logiquement des conséquences terribles. «Il n’y a eu ni blessés ni voitures caillassées. Comment donner donc une aussi grande envergure à ces événements ?», s’est-il interrogé, tout en boutant l’étiquette «d’homme violent» que certains lui prêtent. «Nous ne sommes pas violents. Je suis suffisamment responsable pour ne pas rentrer dans ces choses-là. Et puis, la violence est l’arme des faibles. Et nous sommes largement majoritaires dans ce département», a-t-il affirmé, condamnant «toute forme de violence».
Sur les coups de feu qui ont été entendus, le coordonnateur se lave à grande eau. «Aucun de mes hommes ne détient une arme à feu», a-t-il juré, laissant ainsi perplexe plus d’un sur l’identité du tireur filmé en pleine action. Souleymane Ndoye, président du Conseil départemental, a pour sa part chargé le camp adverse qui serait, d’après son «analyse», à l’origine de l’incident. «Les premiers jets de pierres sont venus de la caravane de Manko taxawu senegaal dont certains des hommes, munis d’armes blanches, ont attaqué les dernières voitures de notre convoi dans lesquelles il n’y avait que des femmes. C’est à ce moment que la sécurité a rebroussé chemin pour aller à la rencontre de ces brigands pour les chasser», a martelé la tête de liste départementale de Bby.
Pour les responsables de la coalition présidentielle, c’est Mts qui veut «reproduire à Rufisque les incidents perpétrés à Grand Yoff et à la Médina» ; une chose qu’ils n’entendent pas accepter sur un terrain qui est «déjà acquis à la cause de Bby». «Ils ont commis un acte de vandalisme sur des femmes et nous avons réagi par la dissuasion», a résumé le coordonnateur départemental. Cette «restitution des faits» a été faite jeudi au Cnfa en présence des différents leaders de Bby qui se sont retrouvés pour «faire le bilan d’étape de la campagne, préparer la venue de la tête de liste nationale de Bby et faire le point sur le retrait des cartes biométriques».
abndiaye@lequotidien.sn

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