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La loi sur le rabat d’arrêt n’est pas explicite. C’est la conviction de Ismaïla Madior Fall lors de la cérémonie de remise de cadeaux organisée par le chanteur Mame Gor Mboup, dimanche, à Rufisque.  «Il n’y a aucune disposition dans la loi qui affirme de manière claire que le rabat est suspensif. Ceux qui disent que le rabat est suspensif prennent une position osée, ceux qui disent qu’il ne l’est pas prennent aussi une position osée», a soutenu le ministre de la Justice qui réagissait ainsi sur le cas Khalifa Sall et la polémique autour de la recevabilité de sa candidature à la Présidentielle. Il souligne qu’il y a simplement «un système de renvoi que chacun interprète à sa manière», exhortant les parties au procès à laisser ceux qui sont habilités à dire le droit faire leur travail. «Dans un Etat de droit ce ne sont pas les avocats encore moins les professeurs ou les journalistes qui disent le droit. Celui qui est habilité à dire le droit au nom du Peuple, c’est le juge. Lorsque maintenant le juge dira le droit, ce droit s’impose à tout le monde. Il est inconcevable dans une République que le droit dit par le juge soit contesté. Sinon on met en péril l’Etat de droit. Je fais confiance à la justice. Donc, il appartient à la justice de donner le sens des dispositions qui sont contenues dans la loi organique sur la Cour suprême», rappelle le Garde des sceaux. Il a par ailleurs salué le parrainage qui va permettre de faire des économies et «priver à certains plaisantins la possibilité d’occuper l’actualité pendant 21 jours». Ismaïla Madior Fall n’a cependant pas exclu une évaluation du parrainage qui est «à son test avec la Présidentielle». Ce, afin d’y apporter les rectificatifs pour le rendre plus performant.
abndiaye@lequotidien.sn

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