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La préservation de la biodiversité et des écosystèmes est d’une urgence capitale, selon les initiateurs du projet Educa-Conser­vation. «On estime que le taux actuel d’extinction des espèces est entre 1000 et 10 000 fois supérieur à ce qu’il serait naturellement», ont-ils en ce sens alerté dans un document remis aux journalistes, mercredi à l’occasion d’un séminaire. Plus d’une trentaine de professeurs de Science de la vie et de la terre (Svt) issus de sept circonscriptions académiques  (Rufisque, Guédiawaye, Pikine, Fatick, Louga, Tambacounda et Saint-Louis) étaient à l’Efi de Rufisque pour une capacitation afin de mieux porter la sensibilisation et les bonnes pratiques aux élèves. «L’enjeu du projet est de donner aux jeunes, par le biais d’une formation adaptée, les connaissances et compétences nécessaires pour contribuer à freiner l’appauvrissement de la biodiversité et à améliorer la conservation des écosystèmes sensibles. Il s’agit de donner corps à une nouvelle génération et de la transformer en acteurs d’un meilleur équilibre entre les besoins humains et les impacts sur l’environnement», précise en ce sens le document. «Il faut commencer par les tout-petits. Nous avons conçu un manuel par des experts sénégalais sur lequel des professeurs africains se basent pour mettre en œuvre ce processus. Dans le curriculum de l’éducation, nous voulons aller plus loin en inculquant les valeurs de culture environnementale dès la classe de 5ème», a expliqué en marge du séminaire Soulèye Ndiaye, chef du projet Educa-Conser­vation.  La phase-pilote entamée en septembre 2016 concerne le Sénégal, le Maroc et le Con­go. «Le programme est conçu avec 25 % du programme comme tronc commun et 75 % du contenu axé sur les spécificités de chaque pays. Ce qui va être mis en avant pour le Sénégal, pays sahélien, ne sera pas la même chose que la priorité pour le Congo ou le Maroc», a poursuivi M. Ndiaye. Un manuel, tiré pour le moment à 6 mille exemplaires, est le support pour favoriser un meilleur équilibre entre les besoins humains et la conservation de la biodiversité et des écosystèmes. De ce support de communication qui a été l’objet même du séminaire pour son appropriation, les initiateurs attendent beaucoup.  «L’Afrique compte quel­que 1,2 milliard d’habitants, 25% sont dans notre groupe cible (collège et lycée) dont 50% en milieu urbain (…) Si le projet est étendu à tous les pays africains, cela impliquerait que 150 millions d’enfants et de jeunes auraient accès aux cahiers d’activités développées par le projet», ont assuré les promoteurs dans le document.

abndiaye@lequotidien.sn

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