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Un système de dragage et de balisage comme solution con­joncturelle à l’énigme que constitue la brèche de Saint-Louis en attendant l’achèvement des études pour une résolution définitive du problème. C’est le choix de l’Etat qui a signé hier le contrat pour ces travaux confiés à l’entreprise chinoise Chec. «Une étude approfondie, à moyen terme, pour la modélisation de la stabilisation de la brèche a été préconisée pour ne pas répéter les erreurs du passé. L’étude a démarré dans le cadre de l’élaboration du Programme de gestion des eaux pluviales», a expliqué hier le ministre Alioune Ndoye lors de la cérémonie de signature tenue à la sphère ministérielle Ousmane Tanor Dieng. «En attendant la finalisation de cette étude qui déterminera la nature des travaux structurels de stabilisation, le dragage et de balisage ont été recommandés en urgence pour freiner la récurrence des accidents de pirogues à l’embouchure», a ainsi légitimé le ministre de la Pêche, rappelant que des centaines de pertes en vies humaines ainsi que d’importants dégâts matériels ont été enregistrés en 17 ans sur le site. Le ministre de la Pêche et de l’économie maritime a fait savoir que la brèche s’étend aujourd’hui sur plus de plus de 7 mille m de large contre initialement un format d’une largeur de 4 m pour 100 m de longueur et 1.5 m de profondeur lors de son ouverture en 2003. «La dynamique sédimentaire y entraîne la formation de haut-fond constitutif d’obstacles à la navigation à l’origine de plusieurs chavirements de pirogues», a-t-il ainsi décrit en présence du ministre et maire de Saint-Louis, Mansour Faye, ainsi que du représentant de l’entreprise adjudicataire. «Les travaux se dérouleront sur une période de trois mois et demi (…) Le total des travaux coûtera à l’Etat du Sénégal, sur le Budget consolidé d’investissement, le montant de 7 242 343 927 F Cfa Ttc», a fait savoir M. Ndoye appelant l’entreprise au respect des délais contractuels. Il est question pour ce projet du «dragage de la voie navigable de l’embouchure au port polonais, avec un gabarit permettant un écoulement satisfaisant». Action pour laquelle il est attendu la réduction de la vitesse de dépôt sédimentaire. «Les volumes à draguer permettront d’atteindre une profondeur de 3,5 m de l’embouchure au port polonais à l’hydrobase, et une profondeur de 5 mètres à l’embouchure in situ », a spécifié le ministre de la Pêche. L’autre action consiste à l’installation d’un balisage lumineux de l’amont de l’embouchure audit port ; ce qui va assurer «une sécurité de navigation, de jour comme de nuit, sur le chenal large de 150 mètres et une base de 200 mètres à l’embouchure». Le ministre a exhorté à une bonne cohabitation sur le plan d’eau entre les pêcheurs et l’entreprise en charge des travaux. «Les travaux qui seront engagés incessamment devront se poursuivre sans discontinuer et simultanément avec la navigation piroguière», a-t-il précisé. Evoquant la perte de plus de 300 vies humaines à cause de la brèche, le maire de Saint-Louis s’est fortement réjoui du projet «Une pressante et vieille doléance de Saint-Louis», qui voit une solution se profiler dans un avenir tout proche. Il a d’ailleurs sollicité du ministre Alioune Ndoye la présence du président de la République pour la cérémonie de lancement de ce projet.

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