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Les représentants des 1425 familles impactées par le tracé du projet du train express régional (Ter) comptent saisir le chef de l’Etat pour arbitrage après le refus de l’Apix de leur octroyer «des indemnités justes et équitables». «C’est son projet qui est en jeu mais nous, c’est notre soutoureu qui est en jeu et je pense qu’il n’est pas bien informé sur ce dossier», a lancé avec amertume samedi, l’un des représentants du collectif «sameu sa soutoureu (SSS)» Thierno Ndiaye, s’adressant au président de la République. Raison pour laquelle a-t-il fait savoir qu’une correspondance lui sera adressée avec toutes les contre-propositions du collectif faites à l’Apix. «Nous allons dès lundi (aujourd’hui) adressé une courrier au Président Macky Sall pour qu’il soit bien imprégné du dossier et de ce que nous demandons. C’est lui le maitre du jeu et nous demandons son arbitrage», a fait savoir M. Ndiaye à l’occasion de la 2ème Assemblée générale du collectif organisée par les tenants des places d’affaires et qui s’est tenue au centre-ville de Rufisque. Selon eux, même si le chef de l’Etat tient à son projet, leur sort ne devrait pas lui être indifférent. «Le Président Macky Sall a à cœur de réaliser ce projet mais il ne faut pas que le Ter passe en disloquant des familles et  en créant de nombreux sans domicile fixe. Un projet de développement ne doit pas développer quelques uns  en anéantissant une frange importante de la population. Nous ne sommes pas contre le projet mais contre les barèmes d’indemnisation proposés par l’Apix», a encore précisé le porte-parole du jour.  «Il faut revoir les choses», a indiqué pour sa part Cheikh Tidiane Ndour, représentant les impactés de Bargny. «On nous propose 10 mille francs pour le mètre carré d’un titre foncier alors qu’à Rufisque c’est 27 mille qui sont proposés. Des prix qui ne peuvent nous permettre d’acheter un terrain ailleurs sans compter le coût de la construction», a-t-il déploré. Les gérants des places d’affaires à qui est proposée pour ceux qui ont des papiers «une prise en charge de la location pour 6 mois ainsi que l’acheminement du matériel», ont réitéré la volonté de continuer le combat dans l’unité. «Le mot d’ordre que nous lançons c’est, tel que nous l’a recommandé notre avocat, de ne pas signer», ont exprimé, à la clôture de l’Assemblée générale, les membres du collectif qui espèrent une issue favorable avec l’arbitrage du Président Macky Sall.
abndiaye@lequotidien.sn

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