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L’Union des délégués du marché central de Rufisque est revenue à la charge mardi contre le projet de modernisation du marché porté par la mairie de Rufisque-Est. Lors d’une As­semblée générale tenue mardi dans l’enceinte du marché, ils ont vertement décrié le projet dénommé «Carré d’or» et  qui à terme va les priver de lieu de travail. Ils l’assimilent même à un projet enveloppé d’une «grande opacité». «Nous ne pouvons pas être contre un projet à l’impact positif pour Rufisque. Ce que nous déplorons c’est la démarche du maire Boubacar Albé NDoye qui veut conduire ce projet sans discuter  avec nous qui sommes établis en ce lieu depuis des décennies», a porté, entre autres griefs, Adja Maguette Mbaye, présidente de l’Union des délégués. La mesure est d’autant plus grave pour elle  qu’une fois la modernisation faite, les cantines reviendront à des sommes exorbitantes hors de portée de la majorité des vendeurs du marché. «Les cantines vont revenir à10 millions et plus ; où allons-nous trouver des cantines alors ?», s’est-t-elle inquiétée. Déterminés à mener ce combat au prix de leurs vies, ces vendeurs ont même brandi la menace de la désobéissance face à la mairie. «S’il (le maire) continue à nous traiter avec autant de dédain, nous n’allons plus payer les taxes et patentes», a glissé le porte-parole des jeunes. Pape Bâ, président de l’Union des délégués, a toutefois tempéré les ardeurs demandant aussi au président de la République de se pencher sur le problème. «Le maire dit qu’il va nous délocaliser au niveau de la gare routière le temps que les travaux se déroulent. Nous ne sommes pas d’accord  car pour mener un projet aussi important, la mairie ne peut  pas et ne doit pas se passer de concertation avec les acteurs sur place», a fait remarquer le président des délégués. Projet de la mairie d’un montant de 28 milliards francs Cfa, le «Carré d’or», d’après des sources dignes de foi, va de façon imminente démarrer avec le terrassement du bloc du marché viande et celui du marché au poisson. «Les équipes chargées de sonder le sol vont très bientôt commencer leur travail», renseigne notre source. Un fait qui n’agrée pas les marchands qui veulent des garanties pour pouvoir poursuivre tranquillement leurs activités sur le marché qui, selon eux, fait vivre tout le département.
abndiaye@lequotidien.sn

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