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Accablé par des «dettes», l’hôpital Youssou Mbargane Diop est en train de s’enliser. Les travailleurs de la structure sanitaire ont alerté l’opinion jeudi sur la situation causée par un retard de paiement des prestations dans le cadre de la Couverture maladie universelle (Cmu). «Depuis une année, la Cmu qui doit plus de 200 millions de francs à l’hôpital ne nous a toujours pas payés. Cela est un frein à la bonne marche des affaires comptables. Les fournisseurs commencent à nous bloquer. Au niveau du labo, ils ne fournissent plus les produits ; donc il y a des ruptures au niveau du laboratoire et de la radiographie», a détaillé Amadou Diop, responsable syndical, lors d’une rencontre avec la presse. Cette situation a conduit au non-paiement des salaires le mois passé. «Nous craignons que la situation ne soit la même pour ce mois de la Tabaski», a-t-il souligné, appelant le gouvernement à appuyer davantage la structure sanitaire. «Nous lançons un appel au gouvernement. Il a décaissé 3 milliards de francs, mais on dit qu’ils sont destinés aux régions médicales, pas aux hôpitaux (…) Il ne faut pas que le gouvernement oublie Youssou Mbargane Diop parce qu’au niveau du département, c’est la seule structure à prendre en charge. Le plan sésame et la césarienne, des programmes après lesquels nous courons depuis un an et demi pour recouvrer leurs dettes», a-t-il laissé entendre. Les travailleurs, qui faisaient cette déclaration suite à une Assem­blée générale tenue dans la structure sanitaire, espèrent passer la Tabaski en toute tranquillité. «Cela passera forcément par le règlement de la dette que nous doivent la Cmu ainsi que les autres programmes de prise en charge comme le plan sésame», a soutenu le responsable syndical.
abndiaye@lequotidien.sn

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