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Les écoles inclusives à l’image de l’établissement Chérif 1 (Rufisque nord) font des résultats satisfaisants avec des élèves handicapés qui s’en sortent pas mal. «Le taux de transition gravite autour de 99%, les élèves souffrant de handicap passent comme leurs camarades. Au niveau national, sur 7 candidats à l’examen, les 6 ont réussi», a étalé mardi Alioune Bâ, enseignant dans cette école, une des pionnières de la ville en matière d’éducation inclusive. Il s’est exprimé lors d’une manifestation dans le cadre de la Semaine nationale de l’école de base organisée dans l’enceinte de l’école Chérif. Les performances annoncées par M. Bâ résultent d’un dispositif adéquat, alliant «capacitation et moyens logistiques», mis en place grâce notamment à des partenaires comme Sight savers, Handicap International. M. Bâ a parlé à ce propos de «points focaux capacités en braille» dans les Ia et Ief, de la formation d’enseignants (un titulaire et un référant) et du directeur, d’équipements spécifiques pour les élèves souffrant de handicap ainsi que des motos pour les enseignants référents chargés d’assurer l’encadrement de ces enfants jusque dans leurs maisons. Ce dispositif aux résultats appréciables s’arrête malheureusement au cycle élémentaire. «Au niveau des Cem il n’y a pas de maîtres référents et les professeurs ne sont pas formés en braille et cela constitue une difficulté», a ainsi déploré M. Bâ y voyant une source de déperdition scolaire et de frustrations. «Il faudra penser aussi au passage au moyen et au secondaire parce que, malheureusement, au niveau du pays il n y’a pas d’écoles qui prennent en charge ces handicaps dans ces cycles», a estimé Abdoulaye Fané, président de la Fenapees. «Il faut des établissements qui répondent aux besoins spécifiques de ces enfants ; il faut du matériel didactique adapté et aussi de la logistique parce que pour la plupart ce sont des enfants issus de familles démunies», a-t-il aussi exhorté.
Le ministre de l’Education nationale, après avoir écouté les différents orateurs, a fait de l’éducation inclusive «un challenge» à relever.  «Nous avons des problèmes de prise en charge des enfants qui souffrent d’un handicap. La République doit garantir l’éducation à tous ses enfants», a-t-il fait savoir. Cette précision faite, le ministre  a tracé le schéma de l’inclusion totale ; schéma dans lequel l’Inefja va se muer en «un centre de ressources et d’exper­tises». «L’Inefja est en train de piloter un projet qui couvre la période 2017- 2021. Un projet qui va couvrir les régions de Ziguinchor, Kaolack, Thiès et Saint-Louis où l’Inefja va former des enseignants, encadrer des établissements qui ont des projets d’éducation inclusive pour les enfants souffrant de déficiences visuelles», a fait savoir Serigne Mbaye Thiam.
abndiaye@lequotidien.sn

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