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L’Ong Caritas se projette déjà sur le futur : elle a déployé son programme 2017-2021 dans le cadre de la lutte contre l’insécurité alimentaire, les changements climatiques.

Consolider les bons points des programmes antérieurs, dérouler et ouvrir de nouvelles perspectives dans son champ d’intervention. Telle est l’ambition de Caritas Sénégal qui a tenu à Rufisque son forum des partenaires les 22 et 23 février. «Nous avons convié les ministères, des directions et programmes nationaux ainsi que des partenaires étrangers pour échanger sur le programme pays», a déclaré à la presse au premier jour de la rencontre, l’Abbé Alphonse Seck, Secrétaire général de l’Ong. «Programme pays 2017-2021» va s’articuler en deux composantes comme le renseignent les documents de pré­senta­tion. «A­gri­­­culture durable et résilience aux changements climatiques : sécurité alimentaire et nutritionnelle, promotion de l’emploi des jeunes et des femmes en milieu rural», axé sur le monde rural et  «environnement et cadre de vie : action intégrée  d’assainissement dans les quartiers périurbains du Sénégal».  Evoquant la première composante du programme quinquennal dont un des résultats es­comptés est «la restauration de la base productive  de l’agriculture dans les zones ciblées du programme de développement rural avec un accroissement de la productivité de 30% », Abbé Seck d’expliquer l’inté­gra­tion «de manière plus forte des questions liées aux changements climatiques, à l’émigration clandestine» sur le socle qu’est  l’axe de la sécurité alimentaire. Même si la solution n’est pas encore en vue dans le combat contre l’insécurité alimentaire qui persiste en milieu rural, Caritas n’envisage pas de baisser les bras. «Même si l’éradication est longue à venir, il est important que tous ceux qui agissent continuent à le faire, nous y parviendrons à bout», a ainsi exhorté Abbé Seck, appelant les différents partenaires à la persé­vérance. «L’agricul­ture crée de moins en moins de richesse et moins de revenus sont distribués aux pauvres au niveau rural», a soutenu pour sa part l’écono­miste  François joseph Cabral, un des conférenciers du jour.  Pour lui, Caritas et les autres Ong, qui «aident l’Etat à délivrer des biens publics», doivent avoir plus d’accompagnement de la part de l’Etat car, dira-t-il, c’est du «gagnant gagnant». Entre autres domaines, le programme quinquennal va se pencher sur les questions de paix et de la situation des mi­grants. «Une veille juridique pour alerter et garantir le respect des droits des migrants aux frontières internes de la Cedeao», note à ce propos des documents présentés aux partenaires.
abndiaye@lequotidien.sn

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