PARTAGER

Les membres des sections locales des syndicats les plus représentatifs de l’enseignement ont prolongé la contestation au niveau local. Plus d’une centaine d’enseignants, membres du Cusems, de l’Uden, du Sels, du Saemss, du Sels-A, du Snelas-Fc, ont tenu un sit-in mercredi à la devanture de l’Inspection d’académie (Ia) de Rufisque. «Nous sommes au­jourd’hui en sit-in à l’Ia qui coiffe l’enseignement à Rufisque. Après les marches et autres actions initiées au niveau national, nous nous inscrivons dans une démarche de décentralisation vers les différentes collectivités pour ac­centuer le combat dans les bases», a fait savoir Diama Fall Sène qui fait partie des responsables locaux. «Les syndicats de l’enseignement sont plus que jamais en alerte. Nous exigeons du gouvernement  le respect du protocole d’accord signé le 17 février 2014 mais aussi le respect des engagements des procès-verbaux que le gouvernement a signés en avril et mai 2015», a souligné pour sa part  El Hadj Babou Faye, porte-parole des protestataires. M. Faye a fait de ce mouvement d’humeur local une action entrant dans la ligne tracée par les leaders. «Ça suffit, il faut restaurer la dignité de l’enseignant (…) Les élèves nous ont suivi jusqu’à l’Ia et vous les avez entendus scander ‘’nous voulons étudier’’. Nous aussi nous voulons enseigner mais le problème c’est cet Etat qui, après avoir signé des accords qu’il a jugés réalistes et réalisables, refuse de les respecter», a déploré Mme Sène. Pour elle, le fait de repousser les négociations en avril traduit une mauvaise volonté notoire. «Le Premier ministre, après avoir rencontré les leaders syndicaux, leur a donné rendez-vous au mois d’avril. Si l’année scolaire doit prendre fin en juin et que l’Etat nous donne rendez-vous pour avril, cela veut dire que l’Etat opte pour le pourrissement de la situation. Qu’il n’y ait pas de cours ne les dérange pas», a regretté Mme Sène. Elle a, par ailleurs, appelé tous les porteurs de voix à se lever pour une médiation sérieuse à même de mettre définitivement le système éducatif sur les rails. «A la rencontre d’avril c’est sûr que l’Etat va réagir avec le souci de sauver l’année scolaire alors que nous ce que nous voulons c‘est sauver le système scolaire», a-t-elle prédit à ce sujet convaincue que les enseignants ont toujours fait preuve de bonne volonté comme en témoigne «l’année 2016 qui n’a vu aucune grève».
abndiaye@lequotidien.sn

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here