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Alors que la campagne électorale pour la Présidentielle démarre dimanche, les acteurs de production de farine de poisson du site de Diamaguène-Bata (Rufisque-Est) font leur propre campagne. Ces acteurs qui sont dans le secteur depuis des décennies veulent de meilleures conditions de travail à leur lieu de travail situé en face de la Sococim, de l’autre côté de la route nationale. «Il y a trop de vent ici et la poussière en provenance de la Sococim nous cause des problèmes énormes. La mairie doit construire la route qui mène au site. Même si ce n’est pas une route en goudron, que ce soit une route en latérite. Les mouvements deviennent impossibles durant l’hivernage. Les voitures peinent à accéder au site et on est obligé de recourir aux charrettes» s’est plaint Sékou Massaly. «Un problème de sécurité se pose aussi parce qu’il n’y a pas d’éclairage», a poursuivi celui que l’on appelle affectueusement «Mon Parent». Outre la production de farine de poisson, d’autres activités comme la transformation de poisson, la production de café Touba sont en cours sur le site qui abrite plus de 400 travailleurs. Selon eux, les autorités, la municipalité  surtout, doivent voler à leur secours compte tenu de leur contribution en termes de taxes. «Pour chaque container chargé, tu payes une taxe de 7 500 francs. Chaque fin du mois, on paye la place au minimum à 30 mille francs, mais la mairie ne fait rien pour nous», a regretté M. Massaly. «Nous sommes installés ici depuis le temps de Me Mbaye Jacques Diop (maire entre 1987 et 2000). Aujourd’hui, il y a six unités de fabrication de farine de poisson sur le site. Pour l’unité que je dirige, on peut produire entre 6 et 10 tonnes par jour, la production dépendant des commandes», a expliqué Alassane Seck, directeur d’une unité de fabrique de poisson et calcium.

«Beaucoup de jeunes viennent ici pour être pris comme journaliers. Certains sont même là depuis plus de 10 ans», a noté M. Seck. Il a aussi fait savoir que le kg de farine de poisson varie entre 120 et 300 francs, selon les périodes. «L’activité nous permet de vivre, mais encore une fois il faut une route et de l’éclairage pour plus de dynamisme», a estimé «Mon Parent». Outre la production de farine, d’autres activités telles que la transformation des produits halieutiques ont cours dans la zone. «Il n’y a rien de bon ici. On nous promet toujours monts et merveilles et au final le constat est le même. Rien ne change ici», a estimé Daba Ndoye, une transformatrice de poisson. «Nous payons des taxes municipales ; donc il est un devoir pour la mairie de nous offrir le strict minimum pour la bonne marche de nos activités», a-t-elle lancé.

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