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Le Centre national de transfusion sanguine (Cnts) manque de réactifs depuis 3 jours. Selon le directeur du Cnts, le Professeur Saliou Diop, il n’a pas livré de sang aux hôpitaux depuis 3 jours, faute de réactifs. Ce produit sert à tester le sang avant sa livraison aux structures sanitaires. Le Cnts dit attendre la direction générale de Santé qui doit faire la commande. En attendant, une fois encore la vie des malades est exposée par la négligence des autorités.

Le ministère de la Santé et de l’action sociale n’apprend vraiment pas de ses erreurs. Après la catastrophe de la panne de la seule machine de radiothérapie du Sénégal, il est encore une fois au cœur d’une négligence. Depuis trois jours, le Centre national de transfusion sanguine (Cnts) est dépourvu de réactifs. Alors que ce produit est impératif pour tester le sang des donneurs. Une information confirmée par le directeur du Cnts, le Professeur Saliou Diop.
La Direction générale de la santé (Dgs) qui doit faire la commande n’a visiblement pas fait son job. Une situation grave quand on sait que le Centre national de transfusion sanguine alimente tous les hôpitaux du Sénégal de ce liquide précieux. «Sans réactifs, nous ne pouvons pas tester le sang. C’est pourquoi nous n’avons pas livré ce liquide précieux depuis trois jours. Tout est bloqué ici pour le moment. Nous attendons la Direction générale de la santé (Dgs) puisque c’est elle qui doit faire les commandes», informe le Professeur Diop, joint par téléphone.
La directrice de la Pharmacie nationale d’approvisionnement (Pna) dit ne pas être informée de cette situation. «Je n’ai pas été saisie par le directeur du Cnts», précise Dr Annette Seck. En tout cas, relate-t-elle, la Pna traite les demandes en fonction des procédures établies. Aussi, ajoute-t-elle, «nous ne sommes pas le seul fournisseur du Cnts».
Manquer du sang dans les hôpitaux peut s’avérer mortel pour les malades, notamment les accidentés et les femmes qui accouchent. En outre, c’est un délit d’exposition de la vie d’autrui en danger. Un délit puni par les lois en vigueur. Dans un pays qui fonctionne normalement, le procureur devrait s’autosaisir et diligenter une enquête pour savoir les vraies raisons de ce dysfonctionnement. En plus de mettre la vie des personnes en danger, il y a un risque de péremption pour ce sang non testé. Le Ramadan qui débute ce week-end va aggraver le déficit de sang. D’habitude, le Centre national de transfusion sanguine fait le plein de poches de sang pour combler le gap avant ce mois de carême. Pendant cette période d’abstinence, les donneurs se font rares et du coup, ce liquide précieux se fait désirer.
ndieng@lequotidien.sn

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