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La Cour de répression et de l’enrichissement Illicite (Crei) ressuscitée dans notre pays, au lendemain de l’élection du Président Macky Sall, perd, aujourd’hui, du crédit. Après avoir été clouée au pilori et pilonnée vivement dans le mortier de l’iniquité, elle est, à ce jour, synonyme de  roupie de sansonnet, de simple  sornette, voire d’une coquille vide de substance … démocratique. Et pour plusieurs raisons.
Mise sur pied par le régime socialiste, puis reléguée au cimetière de l’histoire ancienne, la Crei a été «déterrée» tel un fantôme pour, dit-on, faire face au gangstérisme d’Etat. Mais, son esprit qui était de traquer les  supposés détourneurs de biens publics, a été tronqué au premier degré par des politicards. Elle n’est qu’une simple machine politique à broyer de l’opposant ou à «trucider» toute autre personne montrant des signes d’hostilité ou trouvant à redire sur la gouvernance immonde du Président Macky.
Nous, nous disons amen à tout combat contre l’impunité et sommes pour l’assainissement de nos financements publics. Dieu sait que nous étions parmi ceux qui applaudissaient des deux mains lorsque le Président Macky Sall déclarait, avec  grand fracas, qu’il ne protégerait personne, fût-il un proche, un membre de ma famille et/ou de mon parti. On l’avait entendu «sloganniser» à-tout-va : «la Patrie avant le parti» ; «la gouvernance  vertueuse  et so­bre» ; «la rupture» et, tout dernièrement, «un Sénégal de tous et pour tous». Mais depuis,  ces slogans, somme toute pompeux, sont mis au rebut.
Après des années d’activation, la puce de la Crei ne marche plus. Elle est comme au point mort. Elle n’a plus de crédit pour «entrer en contact» avec ses clients à col blanc. Malgré le tintamarre suscité, seuls le fils de l’ancien Président Me Abdoulaye Wade, Karim Meïssa Wade et  co-accusés ont défilé devant le Procureur spécial près cette Cour «opposanticide». Cela donne l’impression que bien  de gens de l’ancien régime, s’ils n’ont pas négocié, ont fini par regagner les prairies marron-beige, au risque de subir les affres d’un Etat policier qui dîne du mensonge et songe et soupe du scandale. Et qui va en pâtir sinon le Peuple, seul détenteur de la souveraineté ? Concitoyens, réveillons-nous !
Ibrahima NGOM Damel – Journaliste

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