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Le saccage du Tribunal de Grande instance de Louga, lors du  procès du maître coranique, émeut le mouvement Gëm sa bopp. «Rien n’explique, rien ne saurait valablement justifier la destruction d’un édifice publique abritant une juridiction en pleine audience par des citoyens arborant le manteau de religieux et s’érigeant en boucliers pour défendre l’indéfendable», estiment Maodo Malick Mbaye et ses camarades. Dans un communiqué, ils rappellent que «nous sommes dans un Etat de droit avec une justice professionnelle et indépendante qui rend la justice au nom du Peuple sénégalais». Par conséquent, souligne cette structure de la mouvance présidentielle, «si des individus sur qui pèsent des charges graves de traitement inhumain et affligeant sur des enfants talibés doivent répondre de leurs actes, il est anormal et totalement condamnable que des excités viennent délibérément faire entrave au bon fonctionnement de la justice en s’attaquant avec désinvolture et une violence inouïe à l’institution judiciaire en plein jour».
Gëm sa bopp, qui «redoute un précédent dangereux», condamne «vigoureusement» ces actes, en appelle à «la responsabilité de tout un chacun» et invite l’Etat à «prendre toutes les mesures idoines pour que de pareilles forfaitures ne se reproduisent plus». Mais en même temps, ce mouvement dirigé par Maodo Malick Mbaye «regrette le silence assourdissant de tout le corps social sénégalais, notamment les partis politiques, les syndicats, la société civile, les élus».

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