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Exercice de l'armée américaine dans le Sahel avec des soldats africains.

Dans un entretien au journal Sud-Ouest, Florence Parly, ministre française des Armées, indique qu’au Sahel les Britanniques et les Américains prolongent leur soutien à la force multinationale.

Cette décision était très attendue à Paris. Américains et Britanniques restent donc au Sahel pour le moment. Mais pour la force Barkhane, ce sursis est précieux, tant l’apport des Armées anglo-américaines est stratégique dans la lutte contre les groupes armés terroristes.
Si le Pentagone avait ouvertement envisagé ces derniers mois de réduire la voilure en Afrique de l’Ouest, le statu quo demeure. Les Américains vont donc continuer de fournir à la force Barkhane des capacités cruciales de renseignement et de surveillance grâce notamment aux drones, mais aussi du ravitaillement en vol et du transport logistique.
Quant à l’allié britannique, il comble un trou capacitaire bien connu des Armées françaises : les hélicoptères lourds. Depuis juillet 2018, la Royale Air Force déploie trois CH647 Chinook et une centaine d’aviateurs au Mali. Le Chinook, hélicoptère doté de deux rotors, permet le transport logistique de grande capacité au plus près des combats. Une élongation qui est le gage d’une grande efficacité sur un territoire aussi vaste. Reste qu’officiellement, le mandat britannique doit prendre fin prochainement, à l’été 2020.
En attendant «la force Takuba», Barkhane poursuit ses opérations au Sahel. Promise depuis l’été 2019, la force, qui doit compter quelques centaines d’hommes de onze pays européens, débutera cet été ses opérations sous commandement français dans la région du Liptako, aux confins du Niger et du Mali, réputée servir de sanctuaire à des groupes djihadistes, dont l’Etat islamique au Grand Sahara (Eigs). «Avec Takuba, les Européens montrent leur capacité à se mobiliser ensemble pour leur sécurité», avait déclaré la ministre française des Armées sur Twitter. Pour autant, si les 11 pays européens apportent leur soutien politique à la création de Takuba, ils n’y participent pas tous pour autant.
lepoint.fr et rfi.fr

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