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Les élèves des écoles élémentaires de la commune de Saint-Louis ont été sevrés d’enseignements hier. L’Intersyndicale des enseignants a bloqué le système éducatif toute la journée pour protester contre le saccage de l’école élémentaire Cheikh Touré de Guet-Ndar et sensibiliser du même coup l’opinion et les autorités sur l’insécurité qui pèse sur eux.

L’ensemble des syndicats représentés dans la commune de Saint-Louis ont uni hier leurs forces pour bloquer le système éducatif. Il s’agit, selon Mor Sadio Samb, d’une stratégie pour attirer l’attention des autorités, les pousser à prendre leurs responsabilités à propos de la situation qui prévaut à l’école Cheikh Touré de Guet-Ndar qui a été saccagée par des vandales. Pour ces syndicalistes, cette école n’est que l’arbre qui cache la forêt, «car des cas d’agressions sur des enseignants ont été notés dans le passé dans d’autres écoles». La peur grandit, car l’opération de désencombrement de la berge du fleuve par la démolition des mosquées, qui a provoqué le saccage de l’école Cheikh Touré, sera poursuivie par la commune dans les autres quartiers de la Langue de Barbarie où sont également implantées des écoles qui peuvent aussi faire l’objet d’attaques de la part d’une partie des populations.  L’autre objectif poursuivi, à travers ce mouvement d’humeur, est, selon le porte-parole de l’Intersyndicale, de sensibiliser l’opinion et les autorités sur les risques qui pèsent sur les enseignants qui ont besoin d’être protégés et sécurisés au moment où ils sont dans l’exercice de leurs fonctions.
Pour rappel, l’école élémentaire Cheikh Touré de Guet-Ndar a été saccagée le 12 novembre dernier par une partie de la population dudit quartier qui s’opposait à la démolition par la commune de deux mosquées implantées sur la berge du fleuve. Les tables-bancs ont été ainsi démolis ou brûlés, un bureau incendié, du matériel informatique volé et du matériel de travail des élèves détruit. Ces faits avaient obligé le Comité de gestion de l’école à s’opposer à la reprise des cours pendant près de deux semaines. C’est après le remplacement des tables-bancs que les cours ont repris avant que l’Intersyndicale n’entre dans la danse pour porter le combat de la sensibilisation, notamment pour la réhabilitation par l’état de cette école devenue l’une des plus belles du Sénégal grâce à l’intervention de partenaires.
cndiongue@lequotidien.sn

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