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La stigmatisation et les violences exercées sur les Noirs en Chine à cause du coronavirus ont fait l’objet de vives réactions à Saint-Louis. Des intellectuels de tous bords, regroupés au sein d’une plateforme, ont exprimé leur «profonde indignation» et invité les autorités chinoises à cesser ces comportements et à s’investir davantage dans la lutte contre la pandémie. Ces universitaires et autres membres de la société civile locale disent, en effet, avoir constaté que «le coronavirus a dévoilé depuis quelque temps les vieux réflexes de la xénophobie et du racisme en Chine». Selon les termes d’une déclaration lue par Babaly Sall, enseignant-chercheur à l’Université Gaston Berger, «c’est sous le fallacieux prétexte de la crise sanitaire que les autorités chinoises mettent systématiquement en quarantaine dans les grandes villes des Africains». Ce qui constitue, selon la plateforme, «une discrimination sociale, en violation totale de toutes les normes morales ou juridiques contemporaines, singulièrement de l’Organisation mondiale de la santé et est aux antipodes de la civilité humaine pure et simple».
Monsieur Sall et ses camarades alertent donc sur les méthodes de «la police chinoise qui évacue les Africains violemment de leurs appartements en pleine nuit, sous prétexte de contrôle du Covid-19». Dans la même lancée, Maguèye Seck, Pro­fesseur en sociologie et criminologie à l’Université de Boston et initiateur de cette déclaration, estime que la Chine, dans ses pratiques administratives, «n’est plus en conformité avec les chartes des droits humains, notamment la Déclaration de 1948 signée sous l’égide de l’Onu», parce qu’elle ne respecte pas les libertés individuelles et collectives de la diaspora africaine.

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