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L’Institut supérieur d’enseignement professionnel (Isep) de Richard-Tall pour un coût total de 5 milliards francs Cfa, permettra, selon les autorités, de doter la zone de ressources humaines permettant d’exploiter les potentialités de la région. Les filières retenues sont l’agriculture, le machinisme agricole, la pêche, l’aquaculture, le tourisme et l’élevage.

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche élargit la carte universitaire. Il a annoncé la construction d’un Institut supérieur d’enseignement professionnel (Isep) à Richard-Toll pour un coût de 5 milliards de francs Cfa lors d’un Comité régional de développement (Crd) d’informations sur ce projet, qui se tenait dans la ville sucrière.
Il faut savoir que chaque Isep correspond aux potentialités de sa zone d’implantation. Par exemple, celui de Richard-Toll sera dédié à l’agroalimentaire. «C’est ce qui explique d’ailleurs la présence de nombreuses entreprises agricoles pouvant accueillir les apprenants des Isep et faciliter le déplacement des professionnels devant intervenir dans les enseignements», précise l’ex-recteur de l’université Gaston Berger de Saint-Louis.
L’Isep de Richard Toll dont l’ouverture est prévue pour l’année universitaire 2018-2019 offrira cinq filières de formation (agriculture, machinisme agricole, pêche et aquaculture, tourisme et élevage) pour une capacité d’accueil de 3 000 étudiants à l’ouverture et 5 000 à l’aboutissement du projet.
Selon Mary Teuw Niane, sur un programme étalé sur 10 ans, 97,1% des actions sont en cours de réalisation contre 95,61% en 2016 après seulement moins de quatre ans de mise en œuvre. En 2017, 57,01% des directives ont été entièrement réalisées contre 49% en 2016 alors que les 42,03% concernent d’une part des infrastructures en cours de réalisation avec des délais d’exécution relativement importants, et d’autre part la réforme du système de gouvernance. Mary Teuw Niane a fait savoir que «c’est dans le cadre de ces réformes que les Isep sont mis en place sur toute l’étendue du territoire national». «Ces Isep, a-t-il ajouté, ont pour vocation d’offrir des programmes professionnels courts (Bac+2) en fonction de la demande, des besoins du milieu socio-économique et du bassin d’emplois.» Prévus pour être des établissements autonomes, les Isep devront entretenir des liens très étroits avec le milieu socioprofessionnel, les employeurs et les professionnels des entreprises, «qui seront invités à participer activement à l’élaboration et à la mise en œuvre des programmes et curricula. De même les apprenants des Isep seront appelés à de fréquents séjours dans le monde du travail pour une formation en alternance Isep-entreprise et Isep-milieu professionnel». A en croire le ministre de l’Enseignement supérieur, après Thiès en 2012, la mise en place d’autres Isep est en cours. Il fait savoir que les travaux de l’Isep de Diamniadio ont démarré, celui de Diamone dans le département de Bignona est financé au même titre que celui de Richard Toll par l’Afd alors que l’Isep de Matam sera entièrement financé par le Budget consolidé d’investissement (Bci). «La mise en place de réseau d’Isep contribuera, selon Mary Teuw Niane, à la définition d’une nouvelle carte de l’enseignement supérieur professionnel au Sénégal.»
cndiongue@lequotidien.sn

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