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A la veille des élections de représentativité des centrales syndicales prévues demain, Mody Guiro, secrétaire général de la Cnts, fixe les règles du jeu et met dans l’isoloir les exigences de sa centrale.

Le secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (Cnts) est formel : l’Etat ne doit discuter qu’avec seulement les syndicats représentatifs. Mody Guiro, qui clôturait la campagne de sa centrale en vue des élections de représentativité des centrales syndicales à Richard-Toll, a fait savoir que son organisation n’acceptera plus que des syndicats non représentatifs portent la voie des travailleurs devant le gouvernement. «Lors des dernières élections de représentativité syndicale, il n’y avait pas de seuil de représentativité fixé. Mais cette fois-ci, un seuil de représentativité de 10% a été fixé, ce qui veut dire que ceux qui n’auront pas 10% ne seront pas représentatifs. Et à ce titre ne pourront pas porter la voie des travailleurs», explique Mody Guiro. Par conséquent, le secrétaire général de la Cnts a fait savoir que sa centrale veillera à ce que cette disposition soit scrupuleusement respectée. «J’invite l’Etat du Sénégal à prendre ses responsabilités pour n’inviter désormais sur la table de négociations que ceux qui rempliront, après les élections, les critères pour valablement représenter les travailleurs», insiste M. Guiro. Sûr de la victoire de sa centrale lors de ces élections, le secrétaire général de la Cnts s’est même permis de se projeter sur l’avenir en posant les jalons de ses futurs projets pour l’amélioration des conditions des travailleurs. «Nous allons bâtir des cadres de discussion saine avec un tableau de bord qui permette de poser les revendications des travailleurs et de les porter. Le gouvernement devrait s’atteler après les élections à inviter les partenaires sociaux à travailler pour définir une nouvelle orientation pour les travailleurs de l’agriculture, doter le secteur du gardiennage d’une convention collective et notre pays d’un service public plus équilibré et plus juste», entonne le patron de la Cnts. Lequel n’a pas manqué de jeter des pierres dans le jardin de certains de ses adversaires sans les nommer. «Après ces élections de représentativité syndicale, les diversions, les comportements ou amalgames entretenus jusque-là devraient se terminer», insiste-t-il. Il solde ses comptes. «Les responsables syndicaux doivent s’évertuer à tenir un langage de vérité aux travailleurs et éviter de leur servir des balivernes. Ce sont  les syndicats qui ont commandé les élections de représentativité syndicale, croyant que la Cnts était finie. Ceux qui parlent dans les radios et les télévisions et qui insultent qui ils veulent ne pourront plus désormais parler au nom des travailleurs», persiste M. Guiro, très confiant par rapport à l’issue de ces élections prévues le 30 mai prochain.
cndiongue@lequotidien.sn

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